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Migrations

Lundi 20 Septembre 2021 - 19:00

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Mieux vaut en avoir conscience et en tirer dès à présent les conséquences, toutes les conséquences où que nous vivons : la double crise sanitaire et économique qui frappe la planète depuis deux ans entraînera à bref délai une augmentation des flux migratoires des pays pauvres vers les pays riches qui elle-même provoquera de fortes tensions entre le Nord et le Sud de la planète. Un mouvement qui impactera durablement les relations entre les deux hémisphères et qui génèrera à coup sûr de sérieux problèmes humanitaires dont les effets diplomatiques seront pour le moins néfastes.

La seule véritable réponse que l’on puisse apporter aux questions qui naîtront de ce mouvement dont la concrétisation se fait sentir déjà très nettement, en Europe notamment, est celle du développement, autrement dit de l’émergence des pays dits « pauvres », mais qui détiennent pour la plupart les atouts nécessaires pour garantir à leurs citoyennes et à leurs citoyens un avenir serein : populations jeunes et dynamiques, ressources naturelles aussi importantes que diverses, ouverture sur le vaste monde grâce à l’expansion des nouvelles technologies de communication et d’échange.

Compte tenu de ce constat positif et dans le contexte pour le moins inquiétant qui naît de l’accélération des migrations sauvages vers les pays du Nord, le devoir qui s’impose aujourd’hui à la communauté internationale est bien d’amener, voire même de contraindre les pays riches à contribuer de façon beaucoup plus concrète qu’ils ne le font présentement à l’émergence des pays pauvres. En leur faisant comprendre, chiffres à l’appui, que si leurs gouvernements n’aident pas les pays du Sud à accélérer leur avancée et donc à garantir à leurs populations une vie saine, ils se trouveront eux-mêmes confrontés à des flux migratoires totalement incontrôlables.

Soit dit en passant et pour conclure provisoirement sur ce sujet, le Sommet sur le climat (COP 26) qui doit se tenir à Glasgow dans quelques semaines sera, s’il n’est pas retardé ou annulé en raison de la pandémie du coronavirus, le moment idéal pour les pays émergents de taper fort sur la table mondiale en faisant prendre aux pays riches la mesure de leur responsabilité dans l’aggravation inéluctable des migrations sauvages qui se profile à l’horizon.

 

 

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