Opinion
- Éditorial - Les Dépêches de Brazzaville
- Réflexion - Jean-Paul Pigasse
- Le fin mot du jour - Gankama N'Siah
- Humeur - Faustin Akono
- Chronique - Boris Kharl Ebaka
- Brin d’histoire - Mfumu
- Tribune libre - Sergueï Lavrov
- Idées-forces - Les Dépêches de Brazzaville
- Analyse - Xinhua
PréparationMercredi 16 Décembre 2015 - 13:45 La nouvelle Constitution ayant été adoptée le 25 octobre à une écrasante majorité par le peuple congolais et la communauté internationale en ayant pris acte dans son ensemble, l’attention se porte désormais, de façon tout à fait légitime, sur la tenue des grands scrutins à venir. Alors que se tourne cette nouvelle page de notre Histoire commune rien, en effet, ne serait plus détestable pour notre pays qu’une mauvaise préparation de ces élections qui projetterait de la Nouvelle République une image non conforme aux valeurs de notre démocratie. Dans cette perspective deux actions s’imposent à l’évidence comme étant prioritaires : ° La première est de nature administrative. Elle concerne l’organisation matérielle des élections qui doit être conduite dès à présent et tout au long du processus avec rigueur, professionnalisme, pondération si l’on veut que leurs résultats s’avèrent indiscutables. Du haut en bas de l’appareil d’Etat les services compétents doivent donc se mobiliser de telle façon que, le jour venu, chaque électeur et chaque électrice puisse déposer son bulletin dans l’urne avec la certitude que sa voix sera effectivement prise en compte. Ceci ne peut et ne pourra se faire que si les documents nécessaires (listes électorales, bulletins de vote, documents d’émargement, professions de foi etc.) sont disponibles à temps et dans la forme prévue par la loi. Etant donné l’ampleur de l’enjeu, mieux vaudrait ne pas commettre à nouveau les erreurs d’un passé récent qui ont quelque peu dégradé l’image de notre jeune démocratie. ° La deuxième action est de nature politique. Elle concerne l’action que la majorité et l’opposition doivent mener, à l’échelle nationale mais aussi sur le plan local, pour convaincre les citoyens de se rendre dans les bureaux de vote. Comme dans beaucoup de pays – on vient de le constater une nouvelle fois en France lors des élections régionales – la tentation est forte, en effet, de rester chez soi plutôt que d’accomplir son devoir citoyen. Mais étant donné que dans le moment décisif que nous vivons aujourd’hui un fort taux d’abstention serait à tous égards détestable, il convient d’agir sur le terrain sans attendre afin de rappeler aux électeurs l’importance de leur engagement en faveur de la démocratie, afin aussi de détailler les programmes qui seront soumis à leur approbation. Agir est tout aussi nécessaire, sinon même plus, que discourir. En cette fin d’année 2015 rien n’est plus important que de mettre en place les dispositifs qui nous permettront demain d’asseoir la Nouvelle République sur des bases solides, indiscutables.
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