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Prérogatives

Samedi 28 Août 2021 - 17:45

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A un rythme quasi accéléré, des textes nommant aux hautes fonctions dans l’administration publique sont tombés en milieu de semaine dernière, émanant tous de la Primature. Connus pour la plupart pour avoir exercé à de prestigieux postes, au gouvernement ou ailleurs, les nouveaux Hauts commissaires font donc partie de l’expertise dont le Congo a besoin pour relever les nombreux défis qui se posent sur le chemin de l’amélioration de la gouvernance nationale. De ce fait, tenter de les prendre pour de la surcharge de trop avant même qu’ils n’aient montré de quoi ils sont capables relèverait du mauvais procès.

Une chose est vraie, les interrogations s’enchaînent depuis lors, non pas sur le fait de leur désignation ou encore sur les prérogatives attachées à leurs nouvelles positions, mais en fin de compte sur les sphères de compétence de ces Hauts commissaires. A y regarder de près, tous devront, d’une façon ou d’une autre, piocher dans la grille de celles dévolues aux départements ministériels qui leur sont proches par la proximité de leurs charges. Elections, Enseignement, Justice, Jeunesse et bien d’autres secteurs concernés ont, en effet, à leur tête des détenteurs, entendu des ministres.

Il va falloir que se mette en place, pour l’intérêt général, un cadre harmonisé de travail pour chacun des hauts-commissariats, de façon à ce que des chevauchements nuisibles à l’efficacité recherchée dans l’accomplissement de la mission publique soient prévenus. Cela ne se fera sans doute pas sans que l’administration elle-même ne soit soumise à de fortes pressions sur tous les plans. Non seulement, comme le soulignent les actes pris par le chef du gouvernement, les intéressés percevront les indemnités prévues par les textes en vigueur, mais les hauts-commissaires devront aussi, cela va sans dire, organiser leurs différents cabinets et être dotés des moyens nécessaires à l’exécution du travail qui leur est confié.

La crise multiforme que traverse le Congo ne pouvant être un facteur de blocage du service public, le chef du gouvernement insistait lors de son évocation des 61 ans de l’indépendance, le 15 août, sur la restauration de l’Etat ; il importe, au bout du compte, que chacun soit jugé au résultat. « Jugement au résultat », ce fut dans les années 1980, on s’en souvient, une directive gouvernementale qui fit ses preuves.

Les Dépêches de Brazzaville

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