Opinion

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Prises de parole

Jeudi 14 Janvier 2021 - 10:51

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Dans la période qui court à partir de maintenant jusqu’à l’élection présidentielle du mois de mars, les prises de parole vont être nombreuses et variées. On peut penser que les acteurs politiques, dont la compétition pour le pouvoir sera passionnante, parce qu’ils sont les premiers concernés par le jeu, seront les plus phraseurs. Leurs états-majors avec, ils auront dans ce flux de déclarations, l’occasion de proposer à leurs compatriotes des projets de société qu’ils estiment cohérents pour bâtir la nation.

Tenant compte du fait qu’une élection majeure comme la présidentielle mobilise au-delà des candidats déclarés et de leurs partisans, d’autres phraseurs venant d’autres sphères de la vie nationale seront aussi de la partie. Ceux d’entre eux dont le rôle est de garantir la paix, la sécurité et la stabilité, la force publique pour ne pas la citer, auront aussi des engagements à renouveler vis-à-vis du processus électoral et plus encore de la population civile. Les Congolais doivent être mis à l’abri des violences qui proviendraient des rivalités des entrepreneurs politiques.

Un autre acteur de poids dans cet aréopage est la société civile. Par les temps présents que l’on aura tort de ne pas entrevoir comme sensibles, sa parole compte. Il ne faut pas oublier que de par son profil, elle est la plus en lien avec la population et que son discours, s’il n’épouse pas la tranquillité comme projet, s’il ne sensibilise pas au rassemblement de la nation, il peut déconstruire les certitudes qui symbolisent le vivre-ensemble sur lesquelles, jusqu’à ce jour le Congo tient comme Etat souverain.

Le moment n’est-il pas opportun pour que ceux ou celles qui s’adresseront aux Congolais en plaçant dans leur ligne de mire la future élection présidentielle accommodent les mots qu’ils prononceront avec les attentes des enfants du pays ? Le Congo vient de loin, mais il a encore un long chemin à parcourir. Continuer de ressasser que les Congolais ne peuvent pas mener à bien et gagner la triple bataille de l’unité, du travail et du progrès, parce qu’ils sont tribalistes est, comme on l’entend dire par certains du haut de leurs atours qu’on imagine divinatoires, les condamner au repli sur soi. Qui n’est pas un objectif noble.

Les Dépêches de Brazzaville

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