Opinion

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Quinquennat

Mercredi 17 Février 2021 - 16:50

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Après la décision rendue par la Cour constitutionnelle, le 17 février, sept candidats sur les huit déclarés prendront bientôt le départ pour la présidentielle du 21 mars. Il ne leur reste pas beaucoup de temps pour mettre leurs équipes en ordre de bataille pour le sprint final. Quand les électeurs congolais auront dit leur mot, l’heureux élu qui aura séduit durant les deux semaines de campagne électorale aura devant lui cinq années pour convaincre ses compatriotes de l’avoir préféré à ses concurrents.

Il est un plaidoyer qui mérite d’être porté à l’attention des candidats déclarés au futur scrutin présidentiel. Il concerne l’état de santé du Congo en général et de ses principales villes en particulier. Les cas notamment de Brazzaville, la capitale politique et Pointe-Noire, la capitale économique. Vitrines du pays si l’on considère le statut qui est le leur, Brazza-la-verte et Ponton-la-belle sont confrontées à un tas de phénomènes environnementaux qui en plomberont le devenir pour longtemps si l’on n’y prend garde.

A l’identique, presque, les deux plus grandes agglomérations du Congo sont affectées par l’érosion des sols à laquelle il faut ajouter les inondations et les coulées de boue aux conséquences désastreuses sur les maisons d’habitation. Partout, des quartiers entiers sont rayés de la carte, tandis que la pression démographique élargit le périmètre d’occupation des terrains dans un élan d’anarchie qui n’est pas fait pour améliorer la qualité de la vie des citoyens.

Au regard de ce tableau liminaire sur les problèmes environnementaux de Brazzaville et Pointe-Noire, il est utile de suggérer au futur locataire du Palais du peuple de dédier une bonne partie de son quinquennat à la valorisation des deux villes. Cela passerait par la mise en œuvre d’une politique ambitieuse de construction de nouvelles routes qui permettront de désengorger les quartiers et ainsi faciliter la circulation des personnes et des biens.

Les files d’attente qui se forment aux heures de pointe devant les arrêts de bus mettent en évidence les difficultés des populations à se déplacer d’un point à l’autre des deux villes dont les problèmes ne sont pas qu’environnementaux. Dans cet engagement que pourrait prendre le vainqueur de la prochaine élection présidentielle d’accorder plus d’attention au sujet développé ici se trouvera un autre tout aussi préoccupant : le phénomène « bébés noirs » qui défie fortement l’autorité de l’Etat. En transformant Brazzaville et Pointe-Noire en deux grands chantiers, pourrait-on, peut-être, avaler une certaine portion de ces enfants perdus. 

Les Dépêches de Brazzaville

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