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Violences

Lundi 17 Janvier 2022 - 18:26

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Même si elle n’est pas encore très visible, l’une des conséquences les plus graves de l’expansion planétaire du coronavirus est la montée de la violence dans les sphères humaines les moins protégées, les plus durement frappées par cette crise sanitaire parce que les plus pauvres et donc les plus exposées. De plus en plus réelle dans les grandes cités, la violence gagne lentement mais sûrement l’ensemble des territoires des cinq continents et y provoque de fortes tensions sociales comme on le constate en Europe, dans les pays de l’Est, en Asie, aux Etats-Unis, en Amérique latine, au Proche et au Moyen-Orient.

Certes cette dérive globale est pour l’instant moins forte chez nous que dans les pays fortement peuplés de l’Afrique mais elle risque de poser de sérieux problèmes dans le proche avenir aux autorités de la République et doit donc être anticipée : anticipée par le renforcement des services de sécurité intérieure, notamment ceux qui ont pour mission d’observer afin de  prévenir les menaces qui pèsent sur la paix sociale, mais anticipée aussi par la mise en œuvre d’aides sous des formes diverses à la population qui dissuaderont les jeunes de recourir à la violence comme nombre d’entre eux sont aujourd’hui tentés de le faire.

Si nous voulons éviter que l’expansion incontrôlable et incontrôlée du coronavirus génère une montée de la violence dans les quartiers pauvres de nos cités, nous devons mettre en place dès maintenant une série de dispositifs adaptés aux troubles qui les menacent. Avec, au cœur de ce programme national, la mobilisation de la société civile et de ses différentes composantes parmi lesquelles figurent en bonne place les associations, les communautés religieuses, les formations politiques, les syndicats professionnels, bref toutes les organisations privées et publiques qui quadrillent la nation congolaise.

Il revient à l’Etat, quant à lui, d’inciter ces acteurs à s’engager plus et mieux dans la prévention des troubles que suscitera inévitablement tôt ou tard la crise économique et sociale générée par la pandémie. Vraie à l’échelle de la nation, cette action l’est tout autant sinon même plus au niveau des départements et des communes, petites et grandes, où vit la grande majorité du peuple congolais. N’hésitons pas à l’écrire : même si cela ne se voit pas encore, il y a urgence !

Les Dépêches de Brazzaville

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