49è Conseil des ministres : les auteurs des propos tribalistes désormais dans le collimateur de la justice

Samedi 19 Septembre 2020 - 14:53

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Instruction est désormais donnée à la justice d’engager des poursuites à l’égard des auteurs des propos au relent tribaliste dans les médias privés et les réseaux sociaux principalement à l’égard des acteurs politiques.

Le quarante-neuvième Conseil des ministres du vendredi 18 septembre a, entre autres points, abordé la question du tribalisme qui est en train d’être exhumé dans les milieux politiques actuellement sur fond de polémique entre les acteurs politiques membres de la coalition au pouvoir. En effet, entre le FCC et le CACH, pourtant engagés dans un partenariat politique pour une gestion consensuelle du pouvoir, le ton a toujours été incisif, tranchant, voire excessif. Pour défendre leurs autorités morales respectives, en l’occurrence, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, les deux camps poussent l’outrecuidance jusqu’à verser dans un tribalisme usant parfois d’un langage démesuré et déplacé. Cette situation a étendu ses tentacules jusque dans les médias et les réseaux sociaux où les propos à fort relent tribaliste font recette.    

C’est aux fins de mettre un terme à cette spirale dangereuse qui fait reculer le pays en assénant un coup fatal à la cohésion nationale que le Conseil des ministres a décidé de prendre des mesures drastiques pour remettre les choses dans l’ordre. C’est ainsi qu’au cours du Conseil des ministres du vendredi, il a été décidé que dorénavant les auteurs des propos tribalistes ne pouvaient plus s’en tirer aussi gratuitement. La justice a été instruite en vue  d’engager des poursuites à leur endroit. « La population est invitée à privilégier la cohabitation pacifique de différentes communautés du pays », a recommandé le Conseil sur proposition du ministre de l’Intérieur qui a émis des appréhensions suite à la montée du tribalisme dans le pays.  

La goutte-d’eau qui fait déborder le vase et qui est à l’origine du tollé observé dans plusieurs milieux intéressés sont, sans doute, les propos qualifiés d'incitatifs à la haine tribale tenus dernièrement par Félix Kabange Nulbi, cadre du FCC, à l’endroit des Kasaïens vivant dans la province du Haut-Katanga. Une plainte a d’ailleurs été déposée contre cet ex-ministre de la Santé qui fait partie des inconditionnels de la « Kabilie ».   

Alain Diasso

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