Accord de Nairobi : l’UDPS fixe l’opinion ce 15 février au stade des Martyrs

Jeudi 13 Février 2020 - 18:13

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, entend capitaliser l’événement pour fixer les esprits sur la position de son parti en rapport avec certaines questions d’actualité avec, en point d’orgue, le deal passé avec l’UNC en période préélectorale.

A l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), l’heure est aux préparatifs du meeting de ce samedi 15 février. Aux commandes de cette manifestation se trouve le secrétaire général Augustin Kabuya.  L’homme est en train de mobiliser ses troupes. Il tient à ce que la célébration du trente-huitième anniversaire du parti présidentiel et de l’An 1 de l’alternance soit une réussite totale. Pour ce faire, ce cadre de l'UDPS est sur tous les fronts. Dès ce vendredi, il sera à la tête d’un carnaval pour lancer la campagne de mobilisation autour de l’événement. Déjà, la veille, on l’a vu inspecter le site du stade des Martyrs où il espère voir les quatre vingt-mille places de cette arène sportive être occupées par des militants et sympathisants de l’UDPS et alliés, mais aussi par des Kinois qui croient en Félix-Antoine Tshisekedi. Ce dernier, entend-on dire, pourrait participer à cette manifestation. Pour Augustin Kabuya, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le chef de l’Etat sera présent au stade pour communier avec les Kinois. Prendra-t-il la parole à cette occasion ? Aucune confirmation ne fuse de la douzième rue/Limete quant à ce.

 Le numéro 2 de l’UDPS entend capitaliser l’événement pour fixer les esprits sur la position de son parti en rapport avec certaines questions d’actualité. Il entend notamment crever l’abcès en déballant les contours de l’accord de Nairobi signé entre l’UDPS et l’UNC en période préélectorale pour une gestion consensuelle du pouvoir. A l’heure où la désharmonie tend à s’installer entre les deux partenaires politiques, Augustin Kabuya est déterminé à tout exposer sur la place publique à ses risques et périls.

Depuis que les présidents interfédéraux de l’UDPS ont pris la résolution de fouiner dans l’affaire « sauts-de-mouton » avec des pics à peine voilés lancés sur le leader de l’UNC, de surcroît directeur de cabinet présidentiel, dont ils soupçonnent une gestion scrabreuse du dossier, les relations entre les deux partis phares du Cap pour le changement (Cach) ont pris un sacré coup. Augustin Kabuya, qui ne veut rien entendre de cette mauvaise passe, est décidé à dérouler ce 15 février face à une opinion qui veut en savoir un peu plus. « Je pense que chaque chose en son temps. L’opinion sera fixée ce samedi 15 février au stade de Martyrs, date de la création de notre parti », avait-il confié à la presse.

Au-delà, la hiérarchie de l’UDPS entend saisir l’occasion pour évaluer l’An 1 du quinquennat de Félix Tshisekedi non sans aborder avec courage les questions brûlantes de l'actualité socioéconomique du pays. Pour l’UDPS, cette rencontre est une opportunité pour lever toutes les zones d’ombre tendant à écorner l’image du parti et du chef de l'Etat. Une occasion pour le parti présidentiel en proie aux querelles intestines de refaire l’unité de ses différentes composantes. Le rendez-vous est donc pris pour ce 15 février au stade des Martyrs de la Pentecôte.

Alain Diasso

Légendes et crédits photo : 

Le secrétaire général de l'UDPS, Augustin Kabuya

Notification: 

Non