Agriculture : le gouvernement entend replacer le secteur dans le système économique

Jeudi 5 Décembre 2019 - 17:15

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Réunis en séance plénière le 5 décembre à Brazzaville, les sénateurs ont adopté deux projets de loi portant création de deux agences destinées à contribuer à la réduction des importations des produits alimentaires.  

L’Agence nationale de développement de l’agriculture et de l’élevage (ANDAE) et l’Agence nationale de développement de la pêche et de l’aquaculture (ANDPA) entrent dans le cadre des nouveaux défis que pose la nouvelle politique agricole. Défendant les deux projets de loi relatifs à la création de ces deux structures, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo, a précisé que celles-ci ont pour but de contribuer à la réduction des importations des produits alimentaires.

Le budget agricole du Congo n’étant que de 2,8% et dont le taux de réalisation est à peine de 0,01%, a signifié le ministre d’Etat, le gouvernement entend  replacer le secteur agricole dans le système économique à travers ces deux agences. Il s’agit non seulement de réduire le fort taux d’importation des aliments qui se chiffre à six cents milliards de francs CFA de nos jours, mais surtout de faire participer l’agriculture à la diversification de l’économie.

Le forum national sur l’agriculture, l’élevage et la pêche, tenu le 17 avril 2018, a-t-il indiqué, a posé les jalons de la nouvelle politique agropastorale et halieutique du Congo fondée sur le Plan national de développement agricole 2018-2022.

C’est dans ce contexte que l’ANDAE, inspirée de l’expérience du Sénégal et de la Côte-d’Ivoire, va se positionner comme la cheville ouvrière du développement des secteurs agricole et pastoral dans le pays sur les plans technique et managérial, a asuuré le ministre d'Etat.

Le gouvernement, a-t-il dit, souhaite également faire du secteur halieutique un contributeur à la croissance et à la diversification de l’économie, avec le projet de développement de la pêche et de l’aquaculture continentale qui a pour objet de contribuer aussi à réduire les importations des produits halieutiques.

D’une durée de six ans, ce dernier projet s’adresse aux acteurs de la filière pêche et pisciculture dans les départements des Plateaux, de la Cuvette, de la Cuvette ouest, de la Sangha et de la Likouala. Il permettra d’améliorer les chaînes de valeur, d'assurer une augmentation de près de dix-huit mille tonnes de poissons par an et de renforcer les capacités des services publics du domaine.

 

 

 

 

Jean Jacques Koubemba

Notification: 

Non