Biens culturels : l’Unesco dénonce de faux certificats en provenance d'Afrique

Vendredi 10 Juillet 2020 - 14:42

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L’Unesco a appelé à la vigilance suite à la saisie de signalements d’escroquerie et de trafic illicite de biens culturels en provenance d’Afrique.

Des faux documents arborent frauduleusement le nom et le logo de l’Unesco. Ces faussaires utilisent parfois de fausses cartes professionnelles ou en usurpent le nom de fonctionnaires en poste. Les victimes résident parfois en France, et ont souvent des liens avec des pays d’Afrique francophone et  maîtrisent les pratiques locales. L’Unesco menace de saisir la justice pour mettre fin à ces fraudes et fausses représentations. Elle lance un appel aux victimes, et appelle à la prudence  à se signaler auprès des autorités judiciaires compétentes.

" Le trafic illicite des biens culturels est un fléau mondial, lucratif, le plus souvent lié aux autres filières du crime organisé, y compris le financement du terrorisme. Il affecte toutes les régions du monde notamment l’Afrique. Ces malversations constituent une atteinte à la culture", a déclaré la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay. L'organisation onusienne célèbre cette année les cinquante ans de la Convention adoptée en 1970 pour lutter contre le trafic illicite de biens culturels. Le rôle  de l'organisation est de faciliter la coopération entre États, d'assurer le partage des informations et la mise en œuvre des mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. 

Au cours des cinq dernières années, l’Unesco a aidé plusieurs pays à transcrire dans leurs lois nationales les dispositions de prévention de lutte contre le trafic illicite de biens culturels contenues dans la Convention de 1970, et encouragé la restitution des objets illégalement déplacés de leur territoire. 

L'authentification des biens culturels

L’authentification des biens culturels pose un réel problème aux acheteurs et demeure le seul moyen de lutter contre les faussaires et les contrefacteurs, et les faux documents. L’authentification peut par conséquent être une source de frustration pour l’acheteur d’un bien culturel, surtout s’il ne bénéficie pas des conseils d’un professionnel habitué à la complexité du processus. Les difficultés posées par l’authentification peuvent être décourageantes et conduire les collectionneurs à effectuer des acquisitions peu scrupuleuses. Le processus reste onéreux. 

Les recherches sur la provenance sont une tâche difficile. A cause de documents falsifiés, dont la qualité est de plus en plus impressionnante. Bien que les documents soient indispensables, les acheteurs de biens culturels ne peuvent désormais plus se fier exclusivement à eux. C’est pourquoi il convient de compléter avec d’autres méthodes les recherches sur la provenance.

 

Noël Ndong

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