Afrique-Monde
Le marché immobilier africain s'apprête à connaître une décennie de forte expansion, porté par l'urbanisation, la démographie et l'essor d'une classe moyenne toujours plus nombreuse. C'est ce que révèlent les récentes études de LEAF Africa, qui pointent toutefois des fragilités structurelles susceptibles de freiner cette dynamique.
Selon LEAF Africa, le secteur immobilier du continent devrait croître de 5,6 % par an d'ici 2029, contre 2,69 % en moyenne au niveau mondial. Ce marché représente aujourd'hui près de 2,7 % de la valeur immobilière mondiale, soit environ 17 600 milliards de dollars. Le segment résidentiel, à lui seul estimé à 14 900 milliards de dollars, en constitue le principal moteur, même si l'immobilier commercial, les bureaux et les infrastructures numériques gagnent progressivement du terrain.
Le Nigeria domine largement le continent, avec une ... Lire la suite
L'ONG Reporters sans frontières (RSF) s’est dite préoccupée, le 2 septembre, après la disparition du journaliste Moussa Kaka au Niger.
Le journaliste, directeur de Radiotélévision Saraounia et ancien correspondant de RFI au Niger jusqu'en 2023, n'a plus donné de ses nouvelles depuis le 31 août. Selon RSF, il a quitté son bureau en fin de journée pour regagner son domicile, mais n'y est jamais arrivé. RSF demande aux autorités nigériennes d'ouvrir une enquête pour le retrouver au plus vite. « La disparition de Moussa Kaka, journaliste de renom, est particulièrement préoccupante, alors que le Niger traverse une nouvelle période de fortes tensions politiques et sécuritaires après la tentative de coup d'État du 29 août dernier. RSF suit la situation avec attention et appelle les autorités nigériennes à ouvrir immédiatement une enquête afin de le retrouver et ... Lire la suite
Derrière les migrations, les déplacements et les échanges transfrontaliers se joue une bataille décisive : transformer une population jeune et mobile en véritable marché régional.
Camerounais au Gabon, Congolais au Cameroun, Tchadiens en RCA, Centrafricains au Cameroun : les mobilités humaines dessinent déjà un marché régional. Reste à transformer ces flux en véritable levier d’intégration économique. La Cémac possède un marché intérieur encore largement sous-exploité. Les six États membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad ) représentent ensemble près de 45 millions d’habitants. Le Cameroun, avec environ 29,1 millions d’habitants, en concentre à lui seul près des deux tiers. Cette dynamique démographique est appelée à s’accélérer. La population augmente d’environ 4,9 % par an au Tchad, 3,4 % en RCA et ... Lire la suite
Les électeurs de Guinée-Bissau ont approuvé par référendum une réforme constitutionnelle qui accordera davantage de pouvoirs au président. L’annonce a été faite, le 1er septembre, par la Commission électorale du pays, à l’approche des élections générales destinées à rétablir un pouvoir civil d’ici la fin de l’année.
Le scrutin référendaire, organisé le 30 août, est intervenu moins de dix mois après un coup d’État au cours duquel l’armée a pris le pouvoir, et quelques mois avant l’élection présidentielle prévue le 6 décembre.
Selon les résultats annoncés mardi par la Commission électorale nationale, le camp du « oui » l’a emporté avec 70 % des suffrages. Les autorités ont affirmé que cette réforme permettra de stabiliser les institutions avant les élections destinées à rendre le pouvoir aux civils.
Mais le climat politique ... Lire la suite
De Loango à la diaspora, l’Afrique centrale revient au cœur de la bataille : esclavage, traite et colonialisme pourraient désormais devenir les fondements d’une nouvelle diplomatie des réparations.
Le débat sur les réparations liées à l’esclavage vient de franchir un seuil historique. Le 25 août 2026, le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a adopté sa Recommandation générale n°40, consacrée à la justice réparatrice pour les préjudices persistants du colonialisme, de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé. Le texte ne constitue pas, à lui seul, une décision judiciaire imposant des indemnisations. Mais il donne une nouvelle portée au débat : les États sont invités à envisager des réparations globales et transformatrices, allant de la compensation à la restitution, en passant par ... Lire la suite
Le Comité de l'ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (Cerd) a publié, le 31 août, une recommandation, incitant les États à fournir des réparations généralisées pour compenser les préjudices causés par la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage.
La recommandation approuvée récemment vise à restaurer la dignité, la justice et l’égalité pour les personnes d’ascendance africaine. Il s'agit d'une nouvelle interprétation de la Convention internationale de 1969 qui vise à « éliminer le racisme et les inégalités résultant de l'esclavage ». Après un nouvel examen de ce texte, les dix-huit membres du comité de surveillance de ce traité ont conclu que les États-parties doivent mettre en œuvre « des mesures globales », afin de « restaurer la dignité, la justice et l'égalité » pour les personnes d'ascendance ... Lire la suite
Franc CFA, pétrole, fin de la guerre froide et recomposition des alliances : entre 1993 et 1995, Édouard Balladur arrive à Matignon au moment où l’ordre franco-africain commence à se fissurer. Face à lui, Denis Sassou N'Guesso, alors éloigné du pouvoir, prépare déjà son retour. Derrière la courtoisie diplomatique, un véritable rapport de force se dessine.
La disparition d’Édouard Balladur, le 31 août 2026 à 97 ans, invite à revisiter une période déterminante de la politique africaine de la France. Son passage à Matignon, de 1993 à 1995, intervient dans un contexte exceptionnel : la guerre froide vient de s’achever, l’Union soviétique a disparu et les États africains cherchent de nouveaux équilibres. Pour Paris, l’enjeu est double : maintenir son influence sans continuer à financer à perte un système devenu économiquement difficilement soutenable.
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En République démocratique du Congo (RDC) le nombre de cas confirmés d'ébola a dépassé les 6 000, avec près de 3 000 décès, selon les derniers chiffres publiés lundi par les autorités sanitaires du pays.
En date du 29 août, la RDC a enregistré 6 041 cas confirmés dans six provinces, dont 2 911 décès, portant le taux de létalité global à 48,2%, selon les autorités sanitaires. Au total, 1 366 patients ont guéri.
L'épidémie touche désormais 60 zones de santé dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé et de la Tshopo.
Déclarée en mai, l'épidémie actuelle est depuis devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, ainsi que la deuxième plus importante au monde, derrière l'épidémie qui avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016.
222,2 milliards FCFA encaissés par Yaoundé en six ans : derrière cette manne financière se dessine surtout un modèle de coopération stratégique dont l’Afrique centrale pourrait tirer davantage parti.
Le pipeline Tchad-Cameroun est bien plus qu'un oléoduc. Depuis sa mise en service en 2003, il constitue l'une des infrastructures économiques les plus stratégiques d'Afrique centrale: le pétrole tchadien traverse le territoire camerounais avant d'être exporté depuis Kribi. Entre 2020 et 2025, le Cameroun a ainsi encaissé 222,2 milliards FCFA de droits de transit, soit environ 37 milliards par an. À fin mai dernier, 15,1 milliards supplémentaires avaient déjà été perçus. Pour Yaoundé, le premier gain est naturellement financier. Mais il est aussi géopolitique.
Ce que gagne le Cameroun
Le Cameroun transforme sa position géographique en rente stratégique. Le pays ... Lire la suite
Les présidents chinois Xi Jinping, russe Vladimir Poutine, iranien Massoud Pezeshkian, et le Premier ministre indien Narendra Modi, ainsi que d'autres dirigeants ont ouvert, le 31 août à Bichkek, au Kirghizistan, le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), qui marque son 25ᵉ anniversaire. Cette rencontre, prévue pour deux jours, intervient sur fond de tensions internationales et de recomposition des équilibres géopolitiques.
Créée au début des années 2000 à l'initiative de la Chine, de la Russie et de quatre États d'Asie centrale, l'OCS s'est progressivement élargie à de nouveaux membres et partenaires. Elle constitue aujourd'hui l'un des cadres de dialogue les plus importants du continent asiatique, réunissant des États aux intérêts parfois convergents, mais également marqués par des rivalités et des divergences stratégiques. Le sommet ... Lire la suite



















