Championnat d’Afrique professionnels de kick-boxing : Gerry Blaise Bollé donne des précisions sur l’organisation de la compétition à Brazzaville

Mercredi 6 Mai 2020 - 14:25

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«Les championnats d’Afrique auront bien lieu au Congo une fois que nous soyons sortie de cette période trouble », a déclaré, le président de l’Association congolaise de boxe pieds poings dans cette interview.  Gerry Blaise Bollé a assuré que la Confédération africaine de kick-boxing appuiera le Congo dans la réussite de cet évènement

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B) Comment faites-vous pendant cette période de perturbation due à la pandémie du Covid-19 pour animer votre association ?

Gerry Blaise Bollé (G.B.B). Nous avons tous remarqué sur le plan mondial que le monde est bouleversé par la pandémie du coronavirus. Cela a fortement touché le secteur du sport. En ce qui concerne le kick-boxing, nous respectons les  mesures édictées par le gouvernement qui consistent à rester chez soi pour respecter le confinement. Nous avons aussi mis en place une séance de travail qui se pratique chez soi. Cet exercice se fait sous le contrôle du directeur technique national qui a des retours du comportement des différents athlètes à travers les réseaux sociaux.

L.D.B.  Le coronavirus a-t-il chamboulé votre programme d’activités ?

G.B.B. Cela a ralenti considérablement nos ambitions. On avait un programme d’activités annuel qui était extrêmement ambitieux. En termes de cadence, on avait des activités à peu près tous les deux mois. Si vous voyez sur douze mois combien d’activités cela fait. La moitié des activités était portée sur l’extérieur et une bonne partie ici. Nous avions pour ambition de commencer l’année 2020 par une remise à jour des connaissances des journalistes sportifs. On devrait le faire dans les deux grands départements du Congo, notamment Brazzaville et Pointe-Noire. C’est une mission qui est avortée. Ensuite, on avait l’évènement phare qui devrait avoir lieu au Congo, les championnats d’Afrique professionnels, notamment la remise en jeu de la ceinture de notre champion continental, Dony Rahim Vouta Voubrel. La compétition a été aussi reportée non pas pour les causes de financements parce que nous avons obtenu l’accord du ministère mais essentiellement pour ce problème de virus. Cela pose un grand problème au niveau de la cadence de la préparation. Pour éviter que l’athlète soit démoralisé, il faut maintenir un programme d’entraînement adéquat de telle sorte que, dès qu’il y aura le déconfinement ou encore l’autorisation de la reprise des activités sportives, l’athlète soit au point. C’est plus le travail du DTN. Bien sûr, nous en parlons au conseil national comment faire parce qu’il n’y a pas que lui. Il y a tous les autres athlètes qui sont engagés aussi au championnat d’Afrique, notamment la ceinture vacante qui sera défendue par un ancien champion d’Afrique mais en amateur en la personne de Krishna Mouyabi. Ensuite, on a trois jeunes filles qui vont faire des combats de gala. C’est pour la première fois qu’on aura des combats féminins. La compétition se déroulant chez nous, ces trois filles ont à cœur l’envie de gagner ces combats.

L.D.B. Les championnats d’Afrique professionnels étant votre activité phare, quelles sont les autres pistes que vous avez prévu d’exploiter cette saison ?

G.B.B. Le défi majeur que nous avons chez- nous, ce sont les championnats d’Afrique professionnels. On a une troisième activité qui consistait à redynamiser les différentes kick-boxeurs que nous avons dans les cinq ligues départementales. Nous avons des fonds nécessaires pour le faire, mais on a le même ennemi qui s’est présenté devant nous et qui nous empêche de réaliser nos activités. Au niveau international, on a le rendez -vous auquel nous sommes déjà habitués : le championnat d’Afrique qui devrait avoir lieu à Yaoundé en avril en catégorie professionnelle et amateur. Et fort des succès que nous avons eus ces cinq dernières années, on prévoyait comme d’habitude d’emmener un nombre considérable d’athlètes. C’est un coup d’arrêt. On avait deux autres présentations qui devraient se faire dans les tournois en Russie.  Les conséquences sont lourdes pour nos athlètes qui se préparaient depuis plusieurs mois.

L.D.B. Qu’elle est la position des instances internationales ?

G.B.B. Il ne faut pas non plus dire parce qu’il y a ce virus qu’on va tout annuler.  Les activités sont reportées mais pas annulées. Au niveau de la Confédération africaine de kick-boxing, nous avons des retours. Car la remise en jeu de la ceinture continentale dépend d’elle. C’est la confédération qui présente ses ceintures.  Nous avons discuté avec la confédération qui a naturellement son programme d’activités à tenir tant que cela est possible. Nous avons échangé avec ses dirigeants et ils ont voulu savoir si le Congo était capable de tenir cette échéance une fois que la crise sanitaire sera maîtrisée. Nous avons maintenu notre position. A partir du moment où notre pays aura la capacité d’accueillir cet évènement avec toutes les mesures de sécurité exigées, la confédération a accepté de mettre les fonds nécessaires aussi bien la logistique et les capacités humaines pour que la compétition se tienne. Les championnats d’Afrique auront bien lieu au Congo, une fois sortis de cette période trouble.

L.D.B. Vous envisagez changer de statut un jour. Quelles sont les démarches que vous aviez déjà menées pour passer de l’association à la fédération ?

G.B.B. Le changement de statut, il y a certaines cages à cocher, c’est-à-dire des conditions qui sont imposées par le ministère. Les mois précédents, nous avons passé notre temps à remplir ces obligations. Il y a une année que nous avons rempli toutes les conditions. Les dossiers ont été transmis au niveau des instances supérieures pour appréciation. Nous attendons juste la validation. Une fois que cela sera fait, nous serons une fédération autonome. Je peux vous assurer qu’il y a de fortes chances qu’avant la fin de cette année, nous puissions nous retrouver sous le statut d’une fédération.

L.D.B. Avez-vous un message particulier à lancer aux membres de votre association ?

G.B.B. Nous arrivons à avoir la température de comportement de nos athlètes et de tous les sympathisants du Kick-boxing à travers les réseaux sociaux. Nous avons constaté que certains ne respectent pas le confinement. Certes, le nombre est vraiment insignifiant.  Nous avons décidé, dans les semaines qui suivront, de mettre en place une campagne de sensibilisation à l’attention de nos athlètes. Ce sont des mesures qui vont être appliquer très rapidement. Nous passons un message l’endroit de tous ceux qui adorent notre sport en général et kick-boxing en particulier pour leur dire que nous sommes là, le moral haut tout en assurant que le confinement n’est pas une raison pour baisser les bras ou pour se décourager. Bien au contraire, il doit être un levier supplémentaire pour être plus que jamais déterminé parce qu’une fois le déconfinement effectué, il y aura beaucoup d’activités et nous compterons sur vous.

 

 

Propos recueillis par James Golden Eloué

Légendes et crédits photo : 

Gerry Blaise Bollé, président de l'Association congolaise de boxe pieds poings

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