Commune de Brazzaville : les habitants de Ouenzé réclament le bilan de l’opération « Brazza 100 jours »

Samedi 8 Février 2020 - 16:30

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Réunis le 7 févier à la maison commune de l’arrondissement, à l’occasion de la première descente des élus locaux de Ouenzé, les représentants des dix quartiers que compte cette entité administrative, ont exprimé plusieurs préoccupations parmi lesquelles le bilan de l’opération « Brazza cent jours : rendons le sourire à notre ville capitale », lancée le 11 mai 2019 par la mairie.  

Lancée en grande pompe par le président du conseil municipal et départemental, maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, cette initiative ne semble pas donner une entière satisfaction. Arrivé à la tête de la mairie de Brazzaville en 2017, il avait fait de la réhabilitation du réseau routier de la capitale, considérablement dégradé, son cheval de bataille. Ainsi, "Brazza cent jours" visait, entre autres, à boucher les nids de poule sur les voiries urbaines de Brazzaville.

Répondant à cette préoccupation, le conseiller Michrist Kaba- Mboko a demandé aux habitants de Ouenzé de prendre leur mal en patience. « "Brazza cent jours : rendons le sourire à notre ville capitale" est une excellente initiative prise par le maire de Brazzaville, dès son arrivée. C’est un projet qui, semble-t-il, lui tenait à cœur. A priori, la semaine prochaine démarre une nouvelle session au cours de laquelle nous avons prévu de faire le point sur les 100 jours », a-t-il déclaré.

Outre la réhabilitation des voiries urbaines, les participants ont interpellé les élus locaux sur d’autres initiatives prises par le conseil municipal et départemental, notamment la présence des chargeurs dans les arrêts de bus, le phénomène « bébés noirs » et l’interdiction des kiosques de transfert d'argent via téléphonie mobile. La reconstruction des maisons et l’indemnisation des victimes du drame du 4 mars 2012 ont été aussi évoquées par les habitants du quartier 54. A cela, s’ajoutent le curage de la rivière Tsiémé, les difficultés liées à l’accès à l’eau potable et à l’électricité, les inondations dans certains quartiers, le manque de cimetière public à Brazzaville.

Les conseillers ont rappelé que la mairie avait pris en main la situation des chargeurs de bus. Selon eux, l’argent qui rentrait auparavant dans les poches des individus, notamment des chargeurs avec la complicité de certains commissaires de police, est désormais perçu par des autorités municipales.  

S’agissant de la situation du 4 mars 2012 et des bébés noirs, les conseillers ont estimé qu’il s’agit d’un problème national. « Nous leur avons dit qu’il s’agissait d’un échange citoyen, nous prenons les préoccupations et nous continuons notre travail, à savoir celui d’aller rendre compte au bureau du conseil qui rendra compte au niveau national. Parce que ce sont des questions d’ordre national », a dit Michrist Kaba- Mboko.

Notons que sur les cent onze conseillers locaux de Brazzaville, treize sont issus du cinquième arrondissement de Brazzaville et représentent plusieurs partis politiques. La délégation qui a échangé avec la base a été conduite par Guy Arsène Ngakosso.

Invité à cette rencontre, l’administrateur-maire de Ouenzé, Marcel Nganongo, s’est félicité de cette initiative. Il a, par ailleurs, apporté quelques éclairages sur certains points dont la situation du 4 mars 2012.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Les élus locaux de Ouenzé ; une vue des participants/Adiac

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