Communication gouvernementale : des responsables dotés des outils d’aide à la décision en temps de crise

Jeudi 17 Octobre 2019 - 17:58

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A l’initiative du Pôle interministériel de l’information, les responsables de la communication des différents cabinets ministériels ont échangé, le 16 octobre à Brazzaville, sur la problématique du « Processus décisionnel du chef en temps de crise ».

Animés par le conseiller à l’organisation, communication et médias du Premier ministre, Patrice Passy, les échanges professionnels et techniques visaient, entre autres, à mettre à la disposition de tous les responsables de communication des outils et méthodes leur permettant de disposer des outils d’aide à la décision. Selon l’orateur, un responsable de communication d’un ministre doit avoir des connaissances maîtrisées pour gérer une crise.

Pendant cette période, il y a trois choses qui se déclenchent, a souligné Patrice Passy. Il s’agit notamment des personnes qui apparaissent comme des chasseurs des budgets, les anarcho-profito-situationnistes toujours en train de chasser certains collaborateurs du ministre, les communicateurs y compris. En effet, pour cette catégorie de personnes, une crise  n’est pas une difficulté mais une grosse opportunité pour apporter ce qu’ils voulaient. La dernière chose est la puissance émotionnelle. 

Souvent présentés comme des incontournables auprès d’une autorité, les communicants ne doivent pas se comporter comme des consommateurs des budgets ou des budgétivores, a-t-il conseillé. « Dans une crise, il y a des visibles et des invisibles. Mais, il faut savoir que souvent, ce sont des invisibles qui dictent la décision visible. En tant que conseiller à la communication, vous devez être capables de connaître les invisibles du chef pour pouvoir interagir et comprendre. Les invisibles sont souvent ceux qui connaissent très bien la situation, qui ont l’information exacte et connaissent souvent les ressorts comportementaux du responsable et qui savent comment lui livrer un message », a fait savoir Patrice Passy, soulignant la nécessité de faire un profilage du chef.

Pour lui, la communication est un métier d’intimité. Il faut fournir, a-t-il insisté, un apport technique à son chef chaque fois qu’il a besoin des réponses concrètes. Un communicateur doit avoir, a-t-il poursuivi, une grosse capacité d’analyse. « Nous ne devons pas être très attentistes alors que le chef a besoin d’un compte rendu ou des éléments. On n’est pas obligé d’être spécialiste mais un généraliste. Il faut remporter la bataille de l’image à tout prix à travers les nouvelles méthodes de travail ; la gestion de la puissance émotionnelle ; exploiter les différents gains en favorisant la construction de la décision », a-t-il conclu.

Notons que le Pôle interministériel de l’information, dont le décret de création est sur la table du Premier ministre, est un écosystème visant à agréger la production de l’information gouvernementale en vue de la gestion des flux informationnels.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1-Patrice Passy s’adressant aux responsables de communication 2- Les participants/Adiac

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