Conflit frontalier RDC-Zambie : l’armée zambienne sommée de quitter le territoire congolais

Lundi 27 Juillet 2020 - 18:16

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

L’échéance de la communauté de développement d’Afrique australe (Sadc) court jusqu’au 1er août 2020.

La récente descente sur le terrain des experts de la Sadc s’est avérée concluante pour la République démocratique du Congo dont le conflit frontalier avec la Zambie n’a cessé de faire couler beaucoup d’encre. Les réactions de satisfaction enregistrées notamment dans les provinces de l’ex-Katanga sont éloquentes quant aux attentes des politiques et des communautés directement concernées par l’occupation des localités de Kibanga et Kalubamba. 

La réaction de la Sadc est consécutive au rapport de sa délégation envoyée dans la province du Tanganyika en date du 22 juillet après avoir été saisie par la RDC du litige frontalier qui l’opposait à la Zambie. Après examen du contentieux frontalier, la Sadc a décidé que les localités de Kibanga et de Kalubamba font partie de la RDC et a exigé le retrait des troupes zambiennes du territoire congolais.

Le gouvernement provincial du Tanganyika s’est réjoui de la tournure heureuse des événements et a rappelé l’harmonie qui a toujours caractérisée les relations entre la RDC et le Zambie. Le porte-parole du gouvernement provincial affirme, par ailleurs, ne pas comprendre les raisons de l’agression de l’armée zambienne. « Ce fut une véritable agression que notre pays a semblé minimiser car, depuis plusieurs décennies, la RDC et la Zambie vivent dans une parfaite harmonie coopérative », a-t-il déclaré.

Selon des sources concordantes, les armées de la RDC et de la Zambie s'étaient affrontées dans le village de Kibanga, dans le territoire de Moba, en mars dernier. Les militaires zambiens, appuyés par leur aviation, avaient même investi depuis le 15 mars ce village et y avaient hissé leur drapeau après avoir descendu celui de la RDC. Cependant, les autorités congolaises et zambiennes avaient opté pour une solution pacifique.

Jules Tambwe Itagali

Notification: 

Non