Congo-BAD : une coopération portée sur des projets intégrateurs

Samedi 11 Mai 2019 - 17:30

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Du projet de pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa à celui du corridor Ouesso-Bangui-N’Djamena en passant par les initiatives d’entretien des voies navigables et de connexion des villes de Libreville, Dolisie et Brazzaville, la Banque africaine de développement (BAD) contribue à l’accélération de l’intégration en Afrique centrale.

Située à l’ouest de l’Afrique centrale, la République du Congo est un partenaire important de la BAD. Les deux parties coopèrent dans la mise en œuvre des projets d’infrastructures pour favoriser le développement économique et l’intégration sous-régionale.

Longtemps prôné par le Congo, le projet de pont route-rail Brazzaville-Kinshasa, en République démocratique du Congo, devrait, une fois réalisé, accélérer l’intégration en Afrique centrale où l’on déplore un déficit d’infrastructures et un manque de connexion de réseaux routiers.

Ce projet dont les études de faisabilité ont été financées par la BAD, est couplé du prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo. Il est prévu, du côté de Brazzaville comme de celui de Kinshasa, des raccordements routiers et ferroviaires ainsi que des aires de contrôles frontaliers.

Un pont haubané de 1575 m de long surplombera le fleuve Congo pour relier les deux capitales les plus proches au monde. La partie supérieure de l’ouvrage sera réservée à la route à deux voies alors que le chemin de fer passera en bas.

La BAD a accordé un don d’environ 3,7 milliards de francs CFA pour les études de ce projet. Une table ronde des bailleurs de fonds se tiendra en juillet prochain en vue de mobiliser les financements, estimés à plus de deux cent soixante-dix milliards de francs CFA.

La plus importante institution bancaire du continent a également apporté son soutien financier à la réalisation des études techniques du projet de construction de la route Ouesso-Bangui-N’Djamena, longue de plus de 1300 km.

Cette route devrait assurer l’interconnexion de trois pays, à savoir le Tchad, la République centrafricaine et la République du Congo. Le projet prévoit la construction d’un pont de plus de 500 m de long sur la rivière Sangha, dans le département éponyme, de même que d’autres travaux connexes.

A partir de Ouesso, au nord-ouest du Congo, l’on peut aisément joindre le Cameroun en empruntant la route Ketta-Djoum, construite grâce à un financement de la BAD. Dans la partie méridionale, la BAD participe au projet de liaison des villes de Libreville au Gabon, Dolisie et Brazzaville (Congo).

Hormis son réseau routier dense, l’Afrique centrale regorge un potentiel important en matière d’hydraulique. Dans le cadre du Bassin du Congo, la sous-région possède plus de 12 000 km de voies navigables, constituées, entre autres, du fleuve Congo et de ses affluents parmi lesquels l’Oubangui et la Sangha.

L’entretien de ces voies navigables et la réhabilitation des ports fluviaux font l’objet d’un projet dont les études ont été financées également par la BAD. Le dragage et l’amélioration du balisage figurent parmi les composantes du projet auquel s’ajoutant la formation et le renforcement des capacités des cadres en matière d’hydrologie, de la sécurité et de la sûreté, de la navigation fluviale et de l’hydrographie.

En ce qui concerne le Congo, il est notifié l’aménagement des ports situés le long du fleuve Congo et ses affluents, en plus des travaux de désensablement. Les voies navigables ont jadis joué un rôle essentiel dans le désenclavement de l’arrière-pays et l’exportation des produits vivriers.

Christian Brice Elion

Légendes et crédits photo : 

La route Ketta-Djoum reliant le Congo et le Cameroun

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