Covid-19 : le ministère appelle à la vigilance face à la falsification de la chloroquine

Mercredi 1 Juillet 2020 - 15:15

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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alerté sur la chloroquine phosphate 100mg et 250mg falsifiée en circulation en Afrique et en France. Au Congo, le ministère en charge de la Santé redouble de vigilance pour éviter que le pire n’arrive. 

« J’appelle l’inspecteur général de la santé, le directeur des pharmacies et du médicament, le directeur de la centrale d’achat des médicaments essentiels et de produits de santé, le directeur des hôpitaux à une vigilance accrue afin d’éviter à notre population les conséquences liées à l’utilisation de ces faux médicaments », souligne la circulaire signée par le ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, le 29 juin. Selon l’OMS, les comprimés de chloroquine phosphate 100mg et 250 mg falsifiée ont en effet été détectés sur le marché au Burkina Faso, au Cameroun, au Niger, en République démocratique du Congo et en France.

Le trafic des faux médicaments qui a toujours été un danger pour la santé publique l’est encore plus en cette période d’état d’urgence sanitaire dû à la pandémie de Covid-19 où le risque, pour la population, de procéder à l’auto médication est grand. Depuis le déclenchement de la maladie, en effet, plusieurs traitements tant de médecine moderne que traditionnelle circulent sur Internet. Alors que le traitement sur les protocoles thérapeutiques de la Covid-19 se fait selon les spécificités de chaque malade, expliquait la ministre en charge de la Santé en conférence de presse le 10 avril dernier. « La population doit bannir l’automédication car un porteur de Covid-19 qui a un antécédent sanitaire comme la drépanocytose ou le diabète ne peut pas être traité de la même manière qu’une femme enceinte ou une personne de troisième âge qui n’a pas de co-morbidité », déclarait-elle.

Lutte contre les faux médicaments

Selon l’OMS, plus de 40% des médicaments vendus en Afrique sont faux et chaque année plus de 900.000 Africains en meurent. Pour prendre des mesures concrètes contre le fléau, un sommet des chefs d’Etat s’est tenu du 17 au 18 janvier à Lomé au Togo. L’une des recommandations : criminaliser le trafic des produits médicaux en introduisant dans les juridictions nationales respectives des lois et sanctions pénales.

Face à la falsification de la chloroquine phosphate 100mg et 250 mg, en cette période de pandémie, les Etats doivent redoubler de vigilance et montrer leurs capacités à maitriser et contrôler les circuits d’entrée et de distribution de ces faux médicaments.

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

Une vue de la chloroquine phosphate. Photo DR

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