Crise en Centrafrique : les groupes armés signent une déclaration d’entente

Jeudi 30 Août 2018 - 12:15

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Le texte a été paraphé sous l'égide de Moscou, le 28 août à Khartoum (Soudan), par trois groupes armés de l'ex-coalition à majorité musulmane de la Séléka ainsi qu'un groupe antibalaka, prétendant défendre les chrétiens. 

En parallèle de la médiation officielle menée par l’Union africaine (UA), la Russie et le Soudan ont organisé une rencontre entre différents groupes armés opérant en Centrafrique. Parmi les signataires de la déclaration  dite d'entente: le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique ( mené par Noureddine Adam), l'Union pour la paix en Centrafrique ( dirigée par Ali Darassa) et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (de Mahamat Al-Khatim). Le groupe armé conduit par Maxime Mokom, l'un des principaux leaders antibalaka, est aussi signataire.

Très présent diplomatiquement depuis plusieurs mois en République centrafricaine (RCA), Moscou a tenté de nombreuses fois d'organiser une réunion de médiation parallèle à celle de l'UA. A Khartoum, une première tentative avait eu lieu en juillet et une deuxième mi-août, sans succès.

Dans un communiqué, les autorités centrafricaines ont indiqué que Bangui « prend acte de cette déclaration » mais « soutient la démarche de l’UA pour la paix et la réconciliation ». Cette médiation de l'UA, soutenue par l'ONU et les principaux partenaires de la RCA, tente depuis juillet 2017 de faire asseoir autour de la table de négociations les groupes armés et le gouvernement.

Une réunion entre les groupes armés et le panel de l'UA est prévue fin août à Bouar (ouest de la Centrafrique) pour « harmoniser » les quatre-vingt-dix-sept revendications qu'ils ont présentées en vue d'un accord officiel.

De nombreuses tentatives de médiations ont eu lieu en Centrafrique depuis le début de la crise en 2012 et sept accords de paix ont été signés, sans qu'aucun ne parvienne à un retour au calme. Ce pays est ravagé par des combats incessants entre des groupes armés qui combattent pour la domination des territoires et leurs ressources. Impuissant, l'Etat n'a de contrôle que sur une infime partie du pays.

Josiane Mambou Loukoula

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