Développement : promouvoir l’autonomisation des femmes dans l'agriculture

Jeudi 27 Février 2020 - 17:30

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Les inégalités en matière de genre et d’accès aux financements pour les femmes évoluant dans le secteur agricole constituent l'une des causes de l’insécurité alimentaire en Afrique centrale.

Pour renforcer les capacités institutionnelles de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et des Etats membres pour l’intégration systématique de la question genre dans les politiques, programmes et plans nationaux d’investissement agricole, un plan d’action genre et agriculture se trouve en examen.

Organisé par la CEEAC avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’atelier régional de validation dudit document a été ouvert le 27 février à Brazzaville, par le directeur de cabinet de la ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Florent Balandamio.

« Dans le monde rural et agricole de la plupart des pays, les femmes sont particulièrement vulnérables. Il est de notre devoir de les appuyer de manière constante pour qu’elles reçoivent l’information, la technique et les méthodes de production efficaces pour un rendement de qualité », a-t-il déclaré.

Intervenant pour le compte de la FAO, Achille Olloy a déclaré que « beaucoup d’évidences montrent que l’une des raisons de la sous-performance du secteur agricole dans de nombreux pays en développement est inhérente à l’inégalité des chances et à l’accès des femmes aux ressources et aux services agricoles, ainsi qu’aux institutions rurales dont elles ont besoin pour être plus productives. »

Ce dernier a, par ailleurs, signifié que la FAO disposait d’une politique sur l’égalité des sexes dont l’objectif est d’atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle puis, éliminer la faim et la pauvreté.

Pour la cheffe de la cellule genre à la CEEAC, Boukinda Nzaou Isabelle, toutes les études menées sur la question agricole ont montré que les femmes sont les plus vulnérables et les moins dotées de ressources leur permettant de faire prévaloir leurs droits et leurs intérêts.

Le plan d’action genre est le résultat d’un protocole d’accord d’appui technique et financier signé entre la FAO et la CEEAC dans le cadre du projet « Réponse genre aux plans nationaux et régionaux d’investissement agricole pour relever le défi faim zéro dans les Etats membres de la CEEAC ».

Lopelle Mboussa Gassia

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