Diaspora : le rôle que pourrait jouer Brazzaville au sein de la Francophonie débattu en France

Samedi 12 Janvier 2019 - 11:45

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Sociologue, maître de conférences et écrivain, Brice Mankou a animé, le 10 janvier à l’Institut universitaire de Béthune, une conférence sur le thème : « La Francophonie et le rôle joué par Brazzaville, capitale de la France Libre ».

 

 

 

Brice Mankou entouré de Danielle Banzouzi et Emmanuelle Ngono, deux étudiantes majors du département Génie Civil de l’IUT de BéthunesLa conférence s’est tenue en présence de Christian Larivière, président de l’université du temps libre de Béthune; de Paul Maloukou, ministre conseiller près l’ambassade du Congo en France, à Paris; de son collègue chargé de la communication, Patrick Gombet; et de plusieurs participants.

Au nom de l’ambassadeur Rodolphe Adada empêché, le ministre conseiller a exprimé sa satisfaction d’assister à cette conférence. « Notre présence ici, à Béthune, confirme, au-delà de la légendaire amitié franco-congolaise, les liens développés entre Français d’origine congolaise et habitants du Pas de Calais, terre d’accueil », a-t-il déclaré. 

Le conférencier, Brice Mankou, a pour sa part signifié qu'il est question de se souvenir que l’histoire de la libération de la France s’est faite en plusieurs étapes. Brazzaville, de 1940 à 1943, a été la capitale de la France libre dans l’entité de l’Afrique équatoriale française et du Cameroun, ralliés dès l’été 1940, dont l’apport fut décisif pour la ­victoire de la vision gaulliste.

Brice Mankou a insisté pour rappeler que c’est à partir de ces territoires africains que la France avait trouvé son appui en hommes, ressources naturelles, impôts, poste émetteur. De Gaulle les érigea très rapidement en une zone nouvelle qu’il appela « Afrique française libre ». Le Journal officiel y était imprimé. Il y eut environ dix-sept mille Africains recrutés dans l’armée de la France libre entre 1940 et 1943, chiffre tout à fait considérable, qui représente entre le tiers et la moitié des Français libres.

En dressant un état des lieux sur la francophonie en Afrique, selon le conférencier, le Bassin du Congo demeure la zone géographique où se joue désormais la survie de la langue française. Cela se ressent par la vitalité que dégage cette langue à travers un nombre important d'écrivains francophiles, d’élèves et étudiants passionnés par le français. « C’est cette passion que le général de Gaulle avait perçue en consacrant Brazzaville capitale de la France libre et de l’Afrique équatoriale française », a-t-il précisé.

Toujours à propos de la Francophonie, le Franco-Congolais a constaté qu’il existe des freins aux valeurs de fraternité prônées par la Francophonie en entrave de cette passion. « Par exemple, la récente loi sur l’augmentation vertigineuse des frais académiques pour les jeunes francophones, qui sont passés du double au triple. J’avais mené un plaidoyer en allant à la rencontre des parlementaires français afin qu’ils revoient cette clause tarifaire pour la poursuite des études universitaires en France », a-t-il fait savoir.   

A l’issue de cette conférence, Patrick Martin, chef du département Génie civil de l’IUT de Béthune, a tenu à présenter, avec fierté, Danielle Banzouzi et Emmanuelle Ngono, deux jeunes étudiantes originaires du Congo, actuellement majors de son département. 

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Brice Mankou entouré de Danielle Banzouzi et Emmanuelle Ngono, deux étudiantes majors du département Génie civil de l’IUT de Béthune / Crédit photo : Brigitte VanWesmael

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