Education: Brazzaville et Paris veulent déjà mettre en oeuvre le contrat conclu récemment avec Paris

Samedi 7 Septembre 2019 - 17:45

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Au lendemain de l’accord de coopération signé avec la France, le 3 septembre, pour la formation des formateurs, le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, et sa délégation s’activent pour rendre effectif ce partenariat.

Dans la poursuite de son séjour en France, la délégation conduite par Anatole Collinet Makosso multiplie les contacts au lendemain de l’accord de coopération signé par les ministres des affaires étrangères du Congo et de la France. Parmi les contacts rendus publics, celui auprès des représentants du Groupe IGS et un second dans les locaux du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse en France, 110, rue de Grenelle, dans le septième arrondissement de Paris.

A chacune des rencontres, le ministre congolais et ses collaborateurs ont affiché une réelle détermination à mettre en œuvre la volonté exprimée par les chefs d’Etat congolais et français de répondre aux défis de l’amélioration du système éducatif au Congo où il est à l’ordre du jour de mettre le capital humain au centre des préoccupations.

Ainsi, le 4 septembre à Paris, en présence du ministre congolais, lors de l’entretien avec les représentants du Groupe International Graduate Schools (IGS), Roger Serre, délégué général, a présenté la structure, au carrefour d’un réseau d’une vingtaine de grandes écoles et quatre-vingt-dix programmes dispensés en français ou en anglais du baccalauréat  au baccalauréat +5. Ce groupe constitue le service d’admission international de ces grandes écoles pour des cursus de professionnalisation, des diplômes de qualité, reconnus par l’Etat français.

Il a expliqué que « par philosophie, il y a 50 ans, IGS a été créé sur le principe de tendre la main, à l’image de son sigle où l’on peut voir deux bonshommes dont un tend la main à l’autre pour le tirer vers le haut ».

A l’international, Bénédicte Favre s’occupe du recrutement des étudiants internationaux pour l’ensemble des écoles du groupe. « Je me déplace très régulièrement en Afrique pour aller déployer des cycles préparatoires dans les pays africains », a précisé la directrice à l’international.

«Avec le Congo, c’est ma deuxième rencontre avec le ministre en charge de l’éducation primaire  et secondaire », a-t-elle signifié. Bénédicte Favre a expliqué que l’idée est de déployer des cycles préparatoires de deux ans, de type tronc commun à la fois en sciences de gestion et en sciences d’ingénieur, pour former les étudiants congolais issus des lycées d’excellence qui souhaiteraient partir pour la France et obtenir un diplôme français sur la troisième année d’études. Du point de vue agenda de ces négociations, le principe d’accord a été retenu à l’issue de la séance de travail pour un démarrage rapide dès l’année scolaire 2019-2020.

Moderniser l'enseignement supérieur au Congo

Les négociations se sont poursuivies dans les locaux du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse, le 6 septembre. La délégation congolaise conduite par Alexis Ekaba, conseiller juridique de l’ambassade du Congo à Paris; accompagné de David Boké, Inspecteur général au ministère de l'Enseignement primaire et secondaire, de Josué Mampouya, secrétaire d'ambassade auprès de cette chancelerie; Gérard Mabonzo, enseignant-formateur et collaborateur du ministre,  a été reçue par Hervé Tilly, délégué de la délégation aux relations européennes et internationales et à la coopération (Dreic).

L’inspecteur général congolais a exposé les préoccupations de son ministère à la recherche de la concrétisation de la mise en œuvre du récent accord. Outre le volet formation des formateurs, qui va concourir à la professionnalisation du métier d’enseignants, il a évoqué également la modernisation de l’enseignement supérieur avec l’émergence des lycées d’excellence.

A la suite de cet exposé et des échanges qui s’en sont suivis, Hervé Tilly et ses collaborateurs ont exprimé leur volonté de s’ouvrir et d’accompagner le système éducatif congolais.

Le délégué français a dévoilé le dispositif de coopération existant. Par exemple le dispositif « Apprendre » pour lequel le Congo est éligible. En partenariat avec l’Unesco, son ministère a souscrit à la saison Africa 2020, du 1er juin à mi-décembre 2020, initiée par Emmanuel Macron, le président de la République française.

Par cette occasion, des programmes éducatifs actualisés, contrairement à ceux qui faisaient la part belle à la colonisation et l’esclavage, permettront de mettre un contenu relatif  à la prise en compte des points de vue de la société civile africaine et de sa diaspora récente. Des préconisations expliquées à la délégation congolaise par Dominique Bordes, cheffe du département Asie, Afrique et Océanie de la Dreic.

Et Nuria Aligant-Vivancos, responsable du département coopération en éducation, d’ajouter que son département est ouvert et serait prêt à associer le Congo dès réception d’un dossier scientifique, synonyme de feuille de route, qui permettra de lancer les actions et synergies d'ici décembre 2019.

Le chef de la délégation congolaise a remis à Hervé Tilly une lettre du ministre Anatole Collinet Makosso adressée à son homologue français, Jean-Michel Blanquer.

David Boké s’est dit satisfait de sa séance de travail. Il est reparti avec la détermination d’élaborer un dossier scientifique à soumettre au ministère de l’éducation en France. « Nous travaillerons main dans la main pour aller dans le sens de l’amélioration du système éducatif de notre pays », a-t-il dit en substance.

 

 

Marie Alfred Ngoma et Noël Ndong

Légendes et crédits photo : 

1° Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et de l’alphabétisation et Roger Serre, délégué général IGS; 2° Photo de groupe entre la délégation congolaise du ministère de l'enseignement Primaire et Secondaire et le DREIC après la séance de travail du 6 septembre à Paris/ Crédit photo : Fredy Mizelet

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