Education : l’Unesco invite les Etats à mettre à profit des technologies équitables pour l’apprentissage

Mercredi 21 Octobre 2020 - 17:18

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La sous-directrice générale de l’Unesco pour l’éducation, Stafania Giannini, a tenu une réunion mondiale par visioconférence, le 20 octobre, pour encourager les gouvernements à planifier l'avenir sur la base de modèles d'apprentissage hybrides.

L’objectif de la réunion était de constituer une plateforme permettant aux dirigeants mondiaux et décideurs de haut niveau de se mettre d’accord sur un ensemble d’actions prioritaires mondiales à mettre en place d’ici à la fin de l'année 2021, en vue de la relance et du renforcement des systèmes éducatifs nationaux. Cette rencontre a été organisée autour de cinq thèmes considérés comme essentiels à la reprise des cours pendant la période post-covid. Protéger le financement national et international de l’éducation; rouvrir les écoles en toute sécurité; mettre l’accent sur l’inclusion, l’équité et l’égalité des genres; réinventer l’enseignement et l’apprentissage et enfin, exploiter une connectivité, ainsi que et des technologies équitables pour l’apprentissage, tels sont les différents thèmes abordés au cours de cette réunion.

Intervenant pour le compte de la République du Congo, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, faisant référence à l’expérience congolaise, notamment sur les difficultés inédites vécues pendant la crise sanitaire pour faire démarrer la machine, a cité un certain un nombre de méthodes que le pays a utilisées, entre autres l’instruction à distance, en promouvant l’enseignement en ligne.

S’agissant des cours en ligne dans un pays comme le nôtre où la connectivité n’est pas accessible à tout le monde, a indiqué le ministre,  il faut compter 73% d’accessibilité à Internet en zone urbaine, 42% en zone semi-urbaine et 13% en zone rurale, soit 31% en moyenne ceux qui ont accès à l’Internet. Ce qui revient à dire que nous avons éprouvé beaucoup de difficultés à faire passer l’enseignement en ligne. On a donc ajouté à cela, l’enseignement par la télévision et la radio, a-t-il mentionné. De même, a-t-il poursuivi, là aussi, la télé et la radio ne couvrent que 71% de la population scolaire. « Donc, il y a déficit en termes de couverture. C’est pourquoi nous avons appuyé cela par des cours polycopiés que nous avons mis à la disposition de tous les élèves », a souligné le ministre.

Faisant une synthèse, Anatole Collinet Makosso a demandé aux experts des autres pays réunis pour l’occasion de fournir des efforts en assurant la continuité pédagogique, en intensifiant la connectivité ; de rompre avec la fracture numérique; développer davantage les TIC dans l’enseignement ; et enfin, former les enseignants pour s’adapter à ces nouvelles approches pédagogiques.

Au-delà de cette réunion des experts, les résultats attendus de la réunion prévue ce 22 octobre qui seront reflétés dans la déclaration finale de la réunion des gouvernements sont les suivants : un accord sur les actions prioritaires mondiales pour accélérer les progrès vers l’ODD 4 dans un contexte de Covid-19 ; l’engagement des dirigeants politiques de haut niveau de mener à bien ces actions cruciales d’ici à la fin de 2021; une feuille de route pour améliorer le mécanisme de coordination mondial pour l’ODD 4-Education 2030.

Guillaume Ondzé

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Anatole Collinet Makosso en visio-conférence

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