Energie : trente-cinq sociétés électriques africaines discutent de l’avenir du secteur à Brazzaville

Mardi 25 Juin 2019 - 18:00

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L’Association des sociétés d’électricité d’Afrique (Asea) tient sa cinquante-troisième réunion annuelle du 24 au 29 juin, à Kintélé, au nord de Brazzaville. Ces assises permettront aux acteurs du secteur de définir des plans visant à relever le défi lié à l’électrification du continent.

La session à laquelle prennent également part les partenaires au développement tels la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement est l’occasion pour les acteurs du secteur électrique africain de faire le bilan des activités menées les deux dernières années, avant d’échanger sur les réformes mises en œuvre dans les différents pays et de prendre des initiatives en faveur de la promotion d’une coopération sud-sud devant conduire à l’émergence d’une industrie africaine.

« Les sociétés d’électricité, notamment africaines, devront concevoir des approches souples, efficaces et efficientes de gestion des systèmes électriques intégrant les nouvelles technologies, couplées à des ingénieries financières appropriées », a déclaré le ministre congolais de l’Energie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba, ouvrant les travaux au nom du Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba.

« Le Congo vous confirme sa disponibilité de tout mettre en œuvre pour accompagner l’Asea dans sa consolidation, car le rôle des sociétés africaines d’électricité est crucial dans la réussite de toutes les initiatives concourant à sortir l’Afrique de sa situation paradoxale de richesse en ressources énergétiques et de pauvreté », a-t-il ajouté.

Notons que plus de cinq cent vingt-cinq millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité pour de multiples raisons. « Le rythme auquel évolue le taux de pénétration dans les localités africaines ne présage pas d’un règlement de la question dans un délai court », a déploré le directeur général adjoint de la société Energie électrique du Congo, Jean Bruno Danga Adou.

Le défi étant certes important, ce dernier estime, par ailleurs, qu’avec des initiatives audacieuses par les sociétés d’électricité et la volonté des dirigeants, la situation pourra s’améliorer. Les pays doivent aussi capitaliser toutes les réflexions menées dans le cadre de l’Asea et des pools énergétiques, pour une mise en œuvre cohérente et soutenue des programmes de développement.

Notons qu’en République du Congo, l’électricité fait partie des réponses aux urgences du gouvernement, qui fixe des orientations claires en faveur de son augmentation de sa production, de la modernisation des réseaux de distribution et de l’électrification de l’ensemble du monde rural.

Des réformes en cours dans le secteur s'inscrivent dans cette vision. Celles-ci prennent appui sur un cadre légal et réglementaire qui, en libéralisant l’ensemble du secteur, autorise les privés à intervenir dans tous les segments d’activité.

Outre l’amélioration de la qualité du service public, ces réformes visent également le renforcement des capacités de l’administration publique et l’amélioration des capacités opérationnelles de l’organe de régulation du secteur de l’électricité, en veillant à octroyer à celui-ci les moyens de son indépendance.

La production nationale globale au Congo, rappelons-le, est d'environ cinq cents mégawatts. Le pays connaît encore un faible taux de couverture en électricité tant en milieu urbain que rural.

Lopelle Mboussa Gassia

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