Fonds mondial anti-sida : la France réclame « un signal fort » aux contributeurs

Mercredi 9 Octobre 2019 - 18:18

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La ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, a exhorté, le 9 octobre, les contributeurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à « intensifier » leur engagement pour « envoyer un signal fort et ambitieux ».

« Je compte sur chacun d’entre vous pour réunir les financements nécessaires pour donner au Fonds mondial les moyens de soutenir les pays les plus touchés » par les trois pandémies, a déclaré la ministre à l’ouverture à Lyon (centre-est de la France) d’une conférence de refinancement du Fonds pour la période 2020-2022.

« Nous sommes réunis pour envoyer un signal fort. Un signal collectif, universel et ambitieux », a poursuivi Agnès Buzyn, alors que l’objectif de financement, fixé à 14 milliards de dollars (12,75 mds EUR), pourrait ne pas être atteint.

L’association de lutte contre le sida, Aides, a assuré que ce plancher n’était « pas atteignable » à ce jour, estimant qu’il manque 200 à 500 millions de dollars (180 à 450 M EUR).

Un collectif de douze organisations de la société civile, dont Aides, Oxfam, Solidarité Sida ou Sidaction, a ensuite appelé dans un communiqué à « une augmentation de la contribution française d’au moins 25% ».

L’Élysée a admis que le montant total pourrait être inférieur à cette somme.

« Nous tous, États, entreprises, chercheurs, ONG, citoyens, avons aujourd’hui la responsabilité d’intensifier nos investissements », a exhorté Agnès Buzyn, rappelant que « la France est le deuxième donateur historique (du Fonds) avec plus de 4,6 milliards d’euros de dons cumulés ».

Créé en 2002, le Fonds mondial est un partenariat original entre États, société civile, secteur privé et malades. Ses fonds vont pour moitié à la lutte contre le sida et pour moitié au paludisme et la tuberculose. Son objectif est d’éradiquer ces pandémies d’ici à 2030.

Dans son dernier rapport, en septembre, l’organisme revendiquait trente-deux millions de vies sauvées depuis sa création, mais avertissait de « nouvelles menaces » mettant en péril ses objectifs : « La stagnation des financements » mais aussi le développement de « la résistance aux médicaments » contre le paludisme et la tuberculose.

 

 

Nestor N'Gampoula et AFP

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