Gestion intégrée des ressources en eau : le bassin du Congo et le changement climatique

Mardi 17 Septembre 2019 - 16:15

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Le diagnostic institutionnel de la Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha révèle un déficit d’écoulement (Oubangui, lac Tumba, lac Tanganyika et autres affluents des parties sud et nord du bassin) auquel il convient d’ajouter une évolution incertaine du régime hydrologique liée aux changements climatiques futurs.

D'après l'étude, il s’en dégage que le phénomène de changement climatique a entraîné un ensablement des chenaux du fleuve Congo, une augmentation de température et des événements extrêmes, une désertification aux deux bordures du bassin du Congo.

En continuité, l’on observe une avancée de l’onde de la sahélisation vers le nord de ce bassin ainsi qu’une avancée de l’onde de la kalaharisation (cas de la rivière Kasaï) dans le sud du bassin.

On assiste aujourd’hui, depuis quelques dernières décennies, à l’augmentation des étiages de l’Oubangui. Conséquence : arrêt de la navigation sur ce fleuve quatre jours par an de 1935 à 1971, quarante jours par an de 1972 à 1982 ; cent sept jours par an de 1983 à 1989 ; enfin, plus de deux-cents jours par an depuis 2002.

Les implications de cette variabilité sur les ressources en eau sont particulièrement fortes et touchent, à leur tour, de très nombreux secteurs d’activités humaines et environnementales. C’est ainsi que la perturbation dans ces équilibres engendre aussi la perturbation dans les tendances normales ou moyennes du cycle hydrologique, ce qui a des implications sur la distribution et la gestion de la ressource en eau disponible, a-t-on indiqué dans cette étude.

Guillaume Ondzé

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