Journée internationale de l’écrivain africain : un focus organisé sur la citoyenneté et l’environnement

Mardi 19 Novembre 2019 - 13:00

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L'activité a eu lieu, le 16 novembre, au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard, à l’inititiative de la direction départementale du Livre et de la lecture publique de Pointe-Noire, en partenariat avec la direction départementale de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation. 

La Journée internationale de l’écrivain africain a été célébrée cette année sur le thème "Littérature: citoyenneté et environnement". Cette vingt-sixième édition a réuni de nombreux hommes de lettres, des amoureux et friands de la lecture  qui ont échangé sur ce thème, développé par Alphonse Chardin Kala, écrivain et critique d’art. Pour sa part, Hugues Eta a fait un aperçu sur " La littérature congolaise de 1953 à nos jours" et Huguette Ganga Massanga  a entretenu le public sur "L’édition : un enjeu, un défi".

C'est depuis 1992 que cette journée a été initiée par l’Unesco pour rappeler la place de l’écrivain africain dans l’univers social, le  rôle qu’il joue et jouera toujours dans la société, a dit Chardin  Kala. Selon lui, ce rôle est de sublimer les choses, ajoutant que la question écologique a toujours compté parmi les grands thèmes traités par les écrivains. « Qu’elle soit écrite ou orale, la littérature a toujours jeté un regard sur le monde. Ce thème a été choisi à dessein pour reconstruire la personnalité  pour que nous allions à la protection de l’environnement qui nécessite une nouvelle mentalité ", a-t-il signifié. Les ouvrages "La légende de Mfumu mâ Mazono" de Jean Malonga ou "Ville cruelle" de Mongo Beti ont été cités par l'orateur comme illustrations.

En soixante-six ans d’existence, a-t-il dit, la littérature congolaise est restée florissante et très féconde de Jean Malonga, le premier écrivain congolais, à Alain Mabanckou, l’un des fleurons de la littérature moderne en passant par ceux dits de l’âge d’or des lettres congolaises (Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Jean-Baptiste Tati Loutard, Tchicaya  U’Tamsi, Emanuel Boudzeki Dongala). Une littérature plurielle qui se distingue par la diversité des genres et des thèmes tels que la lutte contre le colonialisme, la dictature, la guerre civile, l’immigration…, sans oublier les nombreux lauriers et prix récoltés par les écrivains congolais à la muse fertile tels Jean Malonga, Guy Menga, Alain Mabanckou, Daniel Biyaoula, Gabriel Okoundji…

Parlant de " L’édition : un enjeu, un défi", Huguette Ganga Massanga, écrivaine, a exposé sur le contrat d’édition et le contrat à compte d'auteur. Le contrat d’édition d’un livre, a-t-elle expliqué, est celui par lequel l’auteur cède à un éditeur, en contrepartie d’une rémunération, le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de son œuvre. C’est à l’éditeur d’en assurer la publication et la diffusion. Par contre, le contrat à compte d’auteur est celui par lequel l’auteur verse à l’éditeur une rémunération pour que ce dernier fabrique en nombre des exemplaires de son œuvre et en assure la publication et la diffusion. L’écrivaine  a insisté pour que les auteurs lisent attentivement les contrats  avant de les signer pour éviter de se faire rouler par les maisons d’éditions aux pratiques peu amènes.

De son côté, Cherisse Kinga, libraire et promotrice de la librairie Ludmila, a partagé à l’auditoire son expérience. En optant de faire le porte à porte pour vendre les différents ouvrages qu’elle commercialise, elle a dit qu’elle est prête à aider les auteurs à faire écouler leurs livres. Une expérience séduisante qui a réjoui les auteurs présents à l’activité.

Les échanges auteurs-public qui ont commencé au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard vont se poursuivre les jours à venir dans les différents lycées de la place, selon le programme établi par la direction départementale du Livre et de la lecture publique, avec le concours de la direction départementale de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

Hervé Brice Mampouya

Légendes et crédits photo : 

Une vue des participants au focus / Adiac

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