Justice internationale : Patrice- Edouard Ngaïssona transféré par Paris à La Haye

Mercredi 2 Janvier 2019 - 16:37

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D'origine centrafricaine et membre du comité exécutif de la confédération africaine de football, le chef de milice anti-balaka est accusé de crime contre l'humanité.

Patrice-Edouard Ngaïssona était régulièrement cité dans les rapports de l'ONU et dans les notes d'enquête de la justice centrafricaine comme l'un des chefs des milices anti-balaka qui ont semé la terreur dans le pays. La Cour d'appel de Paris a donné le 31 décembre 2018, son feu vert pour sa remise à la Cour pénale internationale (CPI) .

L'ancien ministre des Sports est visé par un mandat d'arrêt de la CPI. Il est soupçonné d'avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'ouest de la Centrafrique, entre septembre 2013 et décembre 2014.  Il aurait un lourd passif à la tête des milices anti-balaka. Elu en février 2018 au comité exécutif de la Confédération africaine de football, il est aussi président de la Fédération centrafricaine de football.

Patrice-Edouard Ngaïssona a été interpellé en France, le 12 décembre, et écroué dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). C'est le deuxième suspect à être arrêté dans le cadre de l'enquête de la CPI en Centrafrique. "J'étais un porte-parole qui a amené la paix en Centrafrique et non un chef de guerre", avait-il déclaré, le 19 décembre, devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris. Il a affirmé, par ailleurs, qu'il n'était "pas au pays" au moment des faits qui lui sont reprochés. A la chute du président Michel Djotodia issu de la Séléka, en 2014, les anti-bakaka se sont lancés dans une chasse aux musulmans dans Bangui et ses environs, faisant des centaines de morts.

Noël N'dong

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