Justice : la FBCP déplore la lenteur dans la libération des prisonniers

Samedi 27 Juin 2020 - 15:28

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L’ONG rappelle les décisions explicitement prises au haut sommet de l’Etat ainsi que les mesures annoncées dans le cadre de la riposte à la pandémie du coronavirus qui, jusque-là, tardent encore à être mises en application.

 

La Fondation Bill-Clinton pour la paix (FBCP) a déploré la lenteur de l’administration du vice-Premier ministre et ministre de la Justice et Garde de sceaux dans la libération massive des prisonniers et détenus préventifs tels que promise il y a quelques mois dans le cadre de la lutte contre la covid-19. L’ONG de défense des droits de l’Homme, qui fait remarquer le pire qui pointe à l’horizon lié à cette pandémie, profite de l’occasion des festivités du soixantième anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC) qui sera célébrée le 30 juin, pour demander au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de faire un geste, en procédant à la libération massive des prisonniers et prisonniers préventifs par la liberté conditionnelle, grâce présidentielle ou par amnistie générale en leur faveur. La FBCP cite, en termes d’exemples, certains dossiers dont celui du colonel Eddy Kapend et vingt-huit autres condamnés dans l’affaire de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, celui des adeptes de Bundu dia Kongo, amnistié depuis 2014, celui lié au phénomène Kamuina Nsapu, le cas de l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Roger Nsingi, dont l’état de santé serait inquiétant et très critique, etc.

Pour la FBCP, sa demande à l’endroit du chef de l’Etat congolais, va au-delà du coronavirus car les prisons de la RDC sont surpeuplées et l’Etat congolais ne dispose pas de moyens matériels, financiers, médicaux et en nourritures pour la survie quotidienne des pensionnaires de toutes ces maisons. L’ONG note que toutes les pratiques violentes enregistrées dans les prisons et maisons d’arrêt de la RDC sont contraires aux traités nationaux et internationaux que le pays a ratifiés et signés concernant la protection et les conditions de vie des prisonniers. « Les prisons de la RDC comptent plus de trente mille prisonniers. La prison centrale de Makala et la prison militaire de Ndolo comptent, à elles seules, plus de dix mille prisonniers dont 85% sont des prisonniers préventifs », fait constater la FBCP.

L’ONG demande, par ailleurs, à l’Union africaine, à l’ONU, à l’Union européenne, à la Grande Bretagne, aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, aux ONG de défense des droits de l’homme et à des gens de bonne volonté, de veiller de telle sorte que les Etats africains, particulièrement la RDC, respectent leurs engagements internationaux en matière de la protection et de l’amélioration des conditions de vie des personnes en détention.

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Photo: le président de la FBCP, Emmanuel Adu Cole, lors d'une conférence de press=se à Kinshasa/Adiac

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