Justice : le chef de l'Etat invité à choisir de nouveaux animateurs

Mercredi 16 Octobre 2019 - 16:30

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Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), Jean-Claude Katende, a fait observer, le 16 octobre, que la rentrée judiciaire, la veille, était une occasion offerte à la corporation de donner son point de vue sur la marche de la justice ou de développer des sujets de grand intérêt pour tous les opérateurs judiciaires.

 

Activiste des droits de l’homme et penseur libre, Jean-Claude Katende a estimé que les propos tenus le 15 octobre par le procureur général près la Cour de cassation, Flory Kabange Numbi,  doivent interpeler tous les Congolais sur la qualité des autorités qui gèrent l’appareil judiciaire et sur l’avenir de la lutte contre la corruption. « Les dernières échéances électorales dans notre pays ont révélé des dérapages malheureux, notamment à l’occasion des scrutins indirects lors des élections des gouverneurs et des vice-gouverneurs des provinces ainsi que des sénateurs. En ma qualité d’observateur de la scène politique nationale, j’ai eu cette fois, au plan professionnel, l’occasion de vivre l’expérience des faits de corruption dénoncés lors des élections tenues au niveau des Assemblées provinciales », avait déclaré  le procureur Kabange Numbi.

Ces déclarations ont conduit le président de l’Asadho à lui poser quelques questions, notamment celle de savoir ce qu'il a fait en rapport avec les actes de corruption qu’il a constatés lors des élections des gouverneurs, vice-gouverneurs et des sénateurs qu’il a décriés. Jean-Claude Katende veut également savoir combien de corrupteurs ou corrompus le procureur a-t-il interpelé ou fait arrêter, et quand pense-t-il fixer les premiers dossiers des actes de corruption dont il a évoqués. Il se demande également si le procureur général près la Cour de cassation était l’acteur judiciaire qu’il faut au président de la République pour lutter contre les actes de corruption qui ruinent le pays.

 Jean-Claude Katende fait, en effet, remarquer que sept mois après les élections des sénateurs et six mois après celles des gouverneurs et vice-gouverneurs, aucun dossier n’a été envoyé en fixation concernant les actes de corruption dénoncés par Kabange Numbi.

Aussi se convainc-t-il de l’urgence pour le président de la République de trouver des hommes nouveaux pour animer l’appareil judiciaire et l’épauler dans la lutte contre la corruption. « Sans l’appui de la justice, la lutte contre la corruption sera juste un discours de bonnes intentions », a-t-il souligné, rappelant que les Congolais étaient morts pour le changement et qu’il était impérieux que ce changement devienne effectif à tous les niveaux.

Lucien Dianzenza

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