Le courrier économique de Pointe-Noire élabore un dossier : les entreprises face à la covid-19

Jeudi 6 Août 2020 - 16:23

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Dans sa dernière livraison numérique du 3e trimestre de 2020, Le Courrier économique de la chambre consulaire de Pointe-Noire, décrypte la mise sous « coma artificiel » de l’économie mondiale liée à la pandémie du coronavirus

Le courrier économique N°15 de la Chambre consulaire de Pointe Noire au CongoC’est à travers l’éditorial du magazine que se résume la motivation de cette publication. Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la Chambre consulaire de Pointe-Noire, évoque les virages probables à prendre.

Force est pour lui de constater, en substance, que la réalité est bien mouvante. Dans nos projections mêmes les plus pessimistes, nous étions à mille lieues d’imaginer la mise sous « coma artificiel » de l’économie mondiale avec, à la clé, une récession d’une magnitude inédite, écrit-il.

Ce tableau sombre est imputable à la pandémie du nouveau coronavirus, qui a imposé sa loi d’airain même aux trajectoires économiques les plus vertueuses de la planète. Chômage, creusement des inégalités…

Pour le président de la Chambre consulaire, l’inquiétude enfle au sujet de cette situation -potentiellement explosive- née de la mesure de l’arrêt, partiel ou complet, de l’activité, elle-même associée au choix du confinement comme digue à la déferlante redoutée des contaminations. Dans ce nouveau panorama, les entreprises souffrent.

Sur notre territoire, elles entamaient juste leur retour à un embryon de normalité après la crise des matières premières de 2014, qui avait grippé les deux moteurs de l’économie nationale : l’investissement public et la commande du secteur pétrolier.

S’il est acquis que le soutien aux entreprises est vital pour enrayer un naufrage, il est plus qu’urgent pour ces dernières d’engager les tournants qui sont la clef de demain. Sans pour autant prétendre à l’exhaustivité, l’amélioration de la structuration et une transition vers un modèle organisationnel et opérationnel où le numérique prend une place prépondérante.

Cela a d’ailleurs été constaté sur notre territoire pendant la période de confinement : dans les secteurs où l’activité a été autorisée, seules les entreprises ayant déjà pris le cap du digital sont parvenues à travailler plus ou moins normalement. Le digital : voilà la voie à suivre dans un monde qui n’est plus sûr, où un regain de vigueur du virus actuel ou l’irruption d’un nouveau -tout aussi virulent -pourrait rendre impérieuse la réédition des dispositions qui ont laminé l’activité.

A partir de la culture encore balbutiante, Sylvestre Didier Mavouenzela propose que la mise en commun des moyens dans le cadre des clusters ou toute autre organisation où les synergies sont largement envisageables soit à l’ordre du jour. Dans leur solitude, chacun d’eux, pendant la même période de confinement, a cherché des solutions à ses problèmes là où une collaboration aurait permis à un plus grand nombre de maintenir un certain seuil d’activité.

Le problème de transport, la difficulté d’approvisionnement en intrants auraient été peut-être vécus avec moins d’anxiété par les acteurs agricoles et de l’élevage si des plateformes collaboratives avaient précédé l’irruption de la pandémie. Bref, le feuilleton du coronavirus n’a pas encore livré son épilogue. Des rebondissements sont sans nul doute à prévoir.

Mais il y a une certitude : la séquence n’est pas seulement prodigue en périls, elle peut être vectrice d’une nouvelle dynamique pour les entreprises. A condition qu’elles tirent des leçons et que l’accompagnement nécessaire à leur rebond soit véritablement à la hauteur des attentes.

« A son échelle, la chambre (votre chambre) promet de s’y atteler », conclut-il.

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Photo : Le courrier économique N°15 de la Chambre consulaire de Pointe Noire au Congo

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