Lire ou relire : « Labyrinthes » de Florent Sogni Zaou

Jeudi 9 Juillet 2020 - 21:15

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Jean Baptiste Tati Loutard déclarait : « La poésie n’existe que parce que la nature est imparfaite. » L’écriture devient, dès lors, le moyen qui permet de rendre compte de cette imperfection. Cette pièce de théâtre en quatre actes n’échappe pas à cette logique. 

Par ce titre métaphorique, Florent Sogni Zaou revêt sa veste de dramaturge pour présenter aux lecteurs une fresque qui exhume les travers qui minent le département de la communication dans la République fictive de Mabalouka Ntangou, un nom qui tourne en dérision l’incompétence comme critérium de sélection chez ceux qui sont appelés à conduire la destinée des structures étatiques.

Le Labyrinthe revêt dès lors un sens triptyque : il est l’expression de la rupture, de la modernité et de la continuité. Rupture avec des vieilles mentalités et manœuvres favorisées par des anciens directeurs généraux et directeurs généraux par intérim au sein de la même structure, rupture d’avec les « journalistes pirates » et fictifs inventés par les responsables de la presse pour pouvoir empocher une grande part de gâteau, etc. La continuité et la modernité se donnent à lire comme le déclin de ces velléités et l’aurore d’une nouvelle ère de prospérité de cette presse caractérisée par la franche collaboration entre le nouveau chef du département de la communication et son directeur chargé de l’administration et des finances, aubaine qui les propulse vers des lendemains meilleurs.

En publiant son roman Le Labyrinthe des roses, Raymond Loko décrit la vie de Mpiaka, personnage principal, chez qui vents impétueux et rudes épreuves s’abattent avant de connaître une ascension fulgurante. Dans Labyrinthes, parallèlement à Raymond Loko, Florent Sogni Zaou décrit le parcours sinueux de la presse de la République de Mabalouka Ntangou qui a du poids sous l’aile et qui connaît plus tard une destinée bien meilleure. Cette pièce de théâtre inspire une philosophie qui invite à la loyauté et à résister aux facteurs destructeurs de la vie de l’homme, facteurs omniprésents dans nos actuelles sociétés. Florent Sogni Zaou est journaliste et écrivain congolais. Cette pièce de théâtre parue aux éditions Ngouvou est sa deuxième. Il est aussi auteur de roman, de poésie et d’essai.

Aubin Banzouzi

Légendes et crédits photo : 

Couverture de l'ouvrage

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