Livre : « La mue des soleils insoupçonnés » au cœur des échanges

Lundi 20 Janvier 2020 - 18:24

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Recueil de poèmes paru en octobre 2019, aux éditions Renaissance Africaine, « La mue des soleils insoupçonnés » de Malachie Cyrille Roson Ngouloubi a fait l’objet d’une présentation-dédicace le 18 janvier, à l’Institut français du Congo (IFC) en présence des écrivains, élèves, étudiants et amoureux de la poésie.

Lors de cette cérémonie, le panel se composait de Malachie Cyrille Roson Ngouloubi, auteur du livre « La mue des soleils insoupçonnés » ; Rosin Loemba, à la modération et présentation ainsi que de Fidèle Biakoro et Laure Dimix pour la critique croisée.

Présentant sommairement l’ouvrage, Rosin Loemba a souligné que celui-ci est un long poème, résumé en trois sous-titres dédiés spécialement aux écrivains : Assia Djebar (Algérie), Tchicaya U Tam’si (Congo-Brazzaville) et Léopold Sédar Senghor (Sénégal). A travers la métaphore de la « mue », exprimant le changement, la régénérescence et les « soleils insoupçonnés » qui renvoient aux hommes, aux différentes autorités d’une société à quelque niveau de décision que ce soit, le recueil de poèmes parle du malaise existentiel. Une crise de vivre ensemble où le soleil, plutôt que d’être lumineux, devient ténébreux pour engendrer l’horreur. « La mue des soleils insoupçonnés est justement cette grandeur niée, cette méconnaissance du bien et de la loi, cette forme de justice destinée aux plus faibles et vulnérables », a renchéri l’auteur.

Après lecture, analyse et décryptage personnels, les deux critiques ont passé au peigne fin la structure, le fonds et la forme de l’ouvrage présenté au public. Dans l’ensemble, Fidèle Biakoro et Laure Dimix estiment que l’ouvrage semble florissant, multisectoriel et dévoile de plus en plus la maturité poétique de l’auteur. Celui-ci étale les antinomies et contrariétés de la vie au travers de la douleur, l’amertume, l’angoisse, les incertitudes et espérances, les inégalités sociales, la lutte pour la liberté, etc.

Pour toucher la sensibilité du lecteur, estiment les deux critiques, l’auteur a notamment usé, à travers certaines lignes, de la personnification, la métonymie, le contraste et l’alliance des mots, apportant au texte du rythme et de la mélodie. « Languissante et lancinante plongeant dans le pessimisme, la poésie de Malachie Ngouloubi est un chant qui communique à la fois, le désenchantement et la révolte ; elle avise le public pour l’affirmation de l’homme dans la conquête, à tout prix, de la liberté », a déclaré Fidèle Biakoro.

Après la phase de présentation et critique de l’œuvre, s’en est suivie la séance de questions-réponses, avant de clore par la dédicace de quelques exemplaires du recueil de poèmes que s’est procuré le public. Du côté des écrivains, ce fut une grande joie car ce rendez-vous a permis, une fois de plus, de mettre en lumière et en valeur le genre poétique. Ainsi, ont-ils souhaité que s’enrichisse davantage l’abondante production littéraire du Congo.

Notons que Cyrille Ngouloubi est également l’auteur des recueils de poèmes « Le soleil des élites » et « La fleur idyllique », parus respectivement en 2017 et 2019. Actuellement, il est en pleine finalisation de ses ouvrages à paraître dans les prochains mois.

Merveille Atipo

Légendes et crédits photo : 

1-L’auteur, entouré des autres panélistes/Adiac, 2-Couverture du livre/DR

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