Lutte contre les faux médicaments : l’Afrique centrale harmonise les politiques pharmaceutiques nationales

Mercredi 27 Novembre 2019 - 13:08

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Les experts en pharmacie des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) échangent, du 26 au 29 novembre, à Brazzaville, sur la mise en place des inspections conjointes des établissements pharmaceutiques dans la zone.

Le système de règlementation va consister à surveiller la qualité des produits pharmaceutiques dans les circuits de distribution, du lieu de fabrication à la livraison au destinataire, afin d’éliminer les risques liés à l’infiltration des médicaments falsifiés.

Autrement dit, cette réglementation commune permettra à l’ensemble de la population de la sous-région d’avoir accès à des produits pharmaceutiques sûrs, efficaces, de bonne qualité et à moindre coût.

« Cette activité revêt toute son importance dans le contexte actuel de santé que traverse particulièrement le continent africain, dominé par la persistance et l’émergence des médicaments de qualité douteuse, qui sont malheureusement retrouvés dans les circuits officiels », a déclaré le représentant du secrétaire exécutif de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (organisateur de cet atelier), Bernard Aimé Djitafo Fah.

Pour Guy Michel Mbemba, représentant l’Organisation mondiale de la santé à ces travaux, les inspections font partie du système global d’assurance de la qualité des médicaments.  Elles portent sur les installations de fabrication des produits pharmaceutiques avec objectif soit de faire respecter les bonnes pratiques de fabrication, soit d’autoriser la fabrication de produits pharmaceutiques spécifiques.

Intervenant, pour sa part, au nom de la représentante de la Banque mondiale au Congo, Lombe Kasonde a indiqué que cette importante mission rentre dans le cadre du projet d’appui au renforcement de capacités pour l’harmonisation des réglementations essentielles de qualité que finance cette institution, dans les six pays membres de la Cémac.

Rappelons que le marché des médicaments contrefaits est en croissance. Actuellement, environ 42% des médicaments considérés comme falsifiés ou contrefaits se trouvent dans le continent africain. Selon un rapport de l’Union européenne rendu public en 2018, des dizaines de milliers de personnes meurent en Afrique chaque année des suites de faux médicaments et de médicaments contrefaits.

Lopelle Mboussa Gassia

Légendes et crédits photo : 

Les experts en pharmacie de la Cémac à l'atelier

Notification: 

Non