Maintien de la paix en RDC : la Monusco entame le processus de fermeture de ses bureaux

Mardi 23 Avril 2019 - 18:26

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La Mission des nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) est en train d’anticiper déjà sur le nouveau contexte dans lequel elle tend à évoluer, d’ici au 1er juillet, avec, en toile de fond, la baisse sensible de son budget.

Alors que son mandat a été renouvelé depuis fin mars, la Monusco est contrainte de revoir sa gestion financière en procédant notamment à des coupes que requiert la révision à la baisse de son budget. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre, le 22 avril, Leïla Zerrougui, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une rencontre avec la presse à Kinshasa ainsi que celle de Goma et Bukavu par vidéo-conférence.

Le budget qu’elle a soumis prévoit une baisse de cent millions de dollars sur près de 1,2 milliard. Pas sûr que cela soit suffisant. D’où la raison de fermer quelques bureaux qui pesaient énormément sur les finances de la mission. D’ici au mois de juin, les premiers bureaux pourront fermer, huit au total, principalement à l’ouest du pays. Une façon de se mettre en phase avec le nouveau contexte financier qui sera le sien d’ici là. A en croire la responsable onusienne, il est probable que sept cent soixante postes, dont les trois quarts sont occupés par des Congolais (des civils particulièrement), soient supprimés. Les bureaux de Dungu, Mbandaka, Bandundu, Kamina, Matadi, Mbuji-Mayi, mais aussi de Kisangani et Lubumbashi seraient déjà ciblés parce que destinés à fermer d’ici à juin. Rien de tel pour les effectifs militaires qui ne seront pas bougés.

Toutefois, dans les zones où l’insécurité est quasi permanente et que la présence de la Monusco est encore utile, les services seront maintenus afin de parer à toute éventualité. C’est le cas des deux Kivu, de l’Ituri, du Tanganyika et des deux Kasaï.  «Si on doit faire des choix, on doit rester là où on a le plus besoin de nous, où il y a des groupes armés », a expliqué la cheffe de la mission, Leila Zerrougui. En attendant la levée de cette option d’ici à juin, l’ONU met déjà sur la balance sa décision de revoir à la baisse ses exigences en termes d’économies. Ceci pour la bonne raison que ses différentes antennes en RDC constituent un instrument très important de proximité avec les Congolais qui attendent beaucoup d’elle sur le plan sécuritaire.

   

Alain Diasso

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