Matinée scientifique : les valeurs de référence en biologie médicale au cœur des débats

Samedi 21 Juillet 2018 - 16:45

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Une séance thématique consacrée au rapport entre la biologie médicale et le biologiste a eu lieu, le 20 juillet, à l’hôpital spécialisé Mère-Enfant Blanche-Gomes, à Brazzaville.

L’objectif de la rencontre organisée par la Société congolaise des sciences biomédicales (Socosbm) a été double : proposer judicieusement des solutions opérationnelles durables aux décideurs afin d’orienter le régime médical dans le sens de la norme universelle et essayer d’appuyer les institutions qui forment les étudiants à mieux cerner ce concept.

Dans son mot de circonstance, le Pr Thierry Ngombe a mis en exergue le large champ que renferme la thématique axée sur les valeurs de référence en biologie médicale. Selon lui, cette problématique doit être prise sur l’angle de la rationalité. « Le médecin dans sa pratique, lorsqu’il n’est pas assisté ou aider par le biologiste, c’est comme un pilote qui navigue à vue ; et cela peut être un véritable handicap pour les objectifs qu’on veut atteindre, notamment le diagnostic des maladies et leur traitement. Donc, en d’autres termes, lorsqu’on veut être efficace dans le diagnostic des maladies et leur traitement, le concours du laboratoire est incontournable », a-t-il souligné.

Devant un parterre d’étudiants en master santé de biologie humaine, les principaux animateurs - les Drs A. Boumba et BC. Yoyo, Etienne Mokondjimobé et le Pr J. Ndinga ont présenté aux participants la quintessence des sujets énoncés aux cours de cet échange.

La communication du dr Etienne Mokondjimobé, président du comité d’organisation de cette rencontre, s’est focalisé sur la présentation de la Socosbm. Parmi les missions assignées à cette structure, il a évoqué quelques activités déjà réalisées, notamment l’organisation de quelques rencontres en 2003 et 2017 dont la dernière a abouti à la formation de dix-sept formateurs en biologie médicale et deux cent vingt techniciens de laboratoire, etc. Pour l’orateur, la Socosbm a aussi vocation de conseil et surtout d'établir des partenariats avec d’autres sociétés savantes pour la renforcer. Elle a le devoir de publier, de faire des rapports et des recommandations destinées à l’autorité publique, scientifique et universitaire ainsi qu’au ministère de la santé.

Pour sa part, le Dr BC. Yoyo a exposé sur les bonnes pratiques et la qualité qui doivent guider tous les laboratoires. Il a parlé de la qualité qui doit être définie comme la justesse, la fiabilité et la conformité. « Là où l’on parle des résultats d’analyses, la précision mais aussi du degré d’inexactitude de l’analyse qui doit avoisiner les 1%, le déficit est de réduire le degré d’inexactitude tant que possible en tenant compte des limites de nos systèmes », a-t-il déclaré.

Enfin, le Dr Yoyo a prévenu l’auditoire sur le danger d’un résultat inexact et des conséquences sur le patient. « On aura un traitement inutile, des complications de traitement, ses traitements inappropriés, les retards dans l’établissement du diagnostic correct, des analyses supplémentaires et inutiles, l’augmentation ou perte de temps. En conclusion, aucun bénéfice pour le patient », a-t-il fait savoir.

La Pr Ndinga, quant à lui, a souligné l’importance du profil protéique en tant que test fondamental qui consiste à exprimer les concentrations plasmatiques des protéines des patients en pourcentage par rapport aux valeurs normales. « En Afrique, on n’a même pas commencé, pour la plupart, à pratiquer cette méthode. Certains ont essayé de faire et d’autres sont déjà entre les deux. Au Congo, on peut dire qu’on ne connait même pas cette affaire de profil protéique. C’est un test qui est vraiment fondamental », a-t-il conclu.

Cette séance thématique a été un grand moment d’échange entre les animateurs et l’auditoire. 

Guillaume Ondzé

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