Nord-Kivu : la Caritas Goma réfléchit sur les causes des conflits fonciers

Jeudi 16 Juillet 2020 - 14:30

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

La Caritas Goma a organisé dernièrement des séances de travail dans les territoires de Rutshuru et Masisi dans la province du Nord-Kivu pour contribuer à la culture de règlement pacifique des conflits fonciers et à l’accès à la justice distributive et équitable en matière foncière dans le diocèse de Goma.

 

Au cours de la réunion, il était question aux participants de voir dans quelle mesure améliorer les conditions d’existence dans la communauté à travers la consolidation des mécanismes communautaires de gestion pacifique des conflits fonciers au sein de la population, un projet financé par la Caritas Luxembourg.  

Dans le cadre de son programme foncier, la Caritas-Développement Goma, à travers sa commission diocésaine Justice et Paix appuie les structures communautaires de gestion pacifique des conflits pour faciliter leur travail sur le terrain. Cet appui est d’ordre technique et opérationnel. Sur le plan technique, la Caritas renforce les capacités de ces animateurs à travers des sessions de formation et des missions de supervision formative. Sur le plan technique, certaines structures reçoivent de la Caritas Goma des fournitures des bureaux et autres matériels de travail pour permettre à la communauté d’avoir accès d’une manière permanente aux mécanismes locaux de prévention et de gestion des conflits.

Grâce à cet appui, les communautés ne recourent plus à la violence pour régler les conflits fonciers. Elles recourent aux mécanismes pacifiques de règlement des conflits. Ce qui contribue à la cohésion dans différentes localités des territoires cités. Il faut noter que l’accompagnement de la population par la sensibilisation, la médiation, le plaidoyer et d’autres mécanismes liés à l’accès à la terre afin d’améliorer les conditions d’existence est un besoin incontournable pour la population de Rutshuru et Masisi longtemps déchirée par des conflits fonciers et des déplacements récurrents. C’est pourquoi les groupes de plaidoyer foncier et les animateurs paroissiaux sont à l’œuvre pour ralentir l’hémorragie et vulgariser les mécanismes sur la sécurisation des terres paysannes afin d’instaurer la cohésion sociale. Déjà, les succès sont palpables dans la mission attribuée à ces groupes ci-haut cités. Ce qui justifie une restauration de la cohésion sociale équilibrée dans les communautés.

Blandine Lusimana

Légendes et crédits photo : 

Les participants aux séances de travail

Notification: 

Non