ONU : Félix Tshisekedi appelle au renforcement de la collaboration entre la Monusco et les FARDC

Jeudi 24 Septembre 2020 - 17:08

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Dans son intervention, par visio-conférence, le 22 septembre, à la 75ème Assemblée générale des Nations unies, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est revenu sur la situation sécuritaire en RDC qu’il a qualifiée de préoccupante.

Il a présenté à la communauté des nations les contours liés à cette situation aux fins d’une meilleure appréhension des enjeux. Le chef de l'Etat congolais a mis un accent particulier sur la partie orientale du pays en proie à l'insécurité. « La paix n’y est pas encore totalement retrouvée », a regretté Félix Tshisekedi qui a stigmatisé le rôle néfaste que jouent certains éléments résiduels des groupes armés, aussi bien nationaux qu’étrangers.              

« Ils s’attaquent non seulement aux éléments de nos forces armées, mais aussi aux soldats de la paix de la MONUSCO, qui nous assurent de leur appui logistique, ainsi qu’à la population civile. Tout cela, dans le but de saper les efforts déployés par le gouvernement pour la stabilité de la RDC et de la région », a-t-il indiqué. Exactions récurrentes et violations massives des droits humains, notamment par des viols et des massacres à répétition des populations civiles dans les coins isolés de certains territoires de l’Est du pays, à l’instar de Béni et ses environs, de Djugu en lturi et de Rutshuru, font partie du lot quotidien des populations victimes. Félix Tshisekedi s’est engagé dans la quête des stratégies idoines visant à affaiblir et anéantir ces groupes armés qui, par ailleurs, disposent des ressources financières considérables.

Réchauffer la collaboration avec la MONUSCO

Ce qui implique la relance, ou mieux, le renforcement de la collaboration sur le terrain entre les militaires de la Monusco et les FARDC. C’est, à ce stade, la solution plausible pour restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République en proie à la violence. Alors que l’option du retrait définitive des troupes de la Monusco avait déjà été actée, Félix Tshisekedi estime que cette période charnière devrait être mise à profit avec, à la clé, une synergie de lutte contre les forces négatives qui pullulent dans la région. En attendant la revue et le dialogue stratégiques pour la transformation de la présence onusienne en RDC, il est d’avis qu’une telle option aiderait le pays à résorber tant soi peu, l’épineuse question de l’insécurité à l’Est.   

 « En attendant que nous puissions nous convenir sur les contours définitifs de l’avenir de la MONUSCO sur le territoire national, le vœu de la RDC est, pendant cette période de préparation à la sortie, le renforcement de la collaboration sur le terrain au sein des unités de la MONUSCO et avec les FARDC afin que la puissance de feu attendue pour protéger la population et restaurer la paix, la sécurité et l’autorité complète de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, y compris dans les localités où la présence des groupes armés est encore visible », a affirmé le président Félix Tshisekedi.  

Et d’ajouter : « Ma détermination est de redonner le plus tôt possible le sourire aux populations de l’Est de mon pays qui vivent dans l’insécurité depuis plus de deux décennies. Pour ce faire, la RDC s’inscrit en faveur du principe d’accroître la capacité opérationnelle de la brigade d’intervention, notamment en la dotant des unités spéciales adaptées à la guerre asymétrique que nous imposent les groupes armés à l’Est du pays ».

Alain Diasso

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