Ouverture des frontières : la RDC, le quarante-cinquième pays le plus ouvert d’Afrique

Jeudi 14 Novembre 2019 - 19:16

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Selon le rapport annuel « Visa openess index report » (édition 2019) de la Banque africaine de développement (BAD), le Congo démocratique figure parmi les dix derniers dans son classement, devant l’Algérie, le Burundi, le Maroc, l’Égypte, le Sud-Soudan, l’Érythrée, le Soudan, la Libye et la Guinée équatoriale.

Le classement de la BAD repose essentiellement sur un total de quatre critères : la délivrance du visa, la ratification de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), l’adhésion au marché unique africain du transport et l’application du protocole de la libre circulation des personnes. Il s’agit d’un rapport annuel qui mesure en fait le niveau d’ouverture des frontières des pays africains aux voyageurs.

L’étude fait un gros plan sur cinqante-quatre pays de la région pour déceler les meilleures destinations en fonction des modalités d’entrée. Le meilleur score est réalisé par le Bénin. En effet, selon les enquêteurs, ce pays d’Afrique de l’ouest occupe la première place pour sa politique d’e-visa et son adhésion au marché unique du transport aérien africain. Le même constat est fait pour la deuxième destination la plus attrayante en Afrique, en l’occurrence Les Seychelles. Avec d’autres pays, ils forment le top 10 africain : Bénin, Les Seychelles, Sénégal (avec l’application du protocole de la libre circulation des personnes et de la ratification de la Zlecaf), Rwanda, Ghana, Ouganda, Guinée Bissau, Cap-Vert, Togo et Mauritanie.

La position peu reluisante de la République démocratique du Congo (RDC) contribue à lancer un grand débat, même si elle figure tout de même parmi les quarante-sept pays africains ayant réussi à améliorer ou à maintenir leur indice d’ouverture des visas en 2019.

Sur un plan interne, l’actuel président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a tenu à réchauffer les relations de son pays avec d’autres acteurs africains incontournables de la région. Il a réalisé ainsi dix-sept voyages en Afrique et dans le monde en l’espace des six premiers mois de sa présidence, un vrai record. Même si le bloc occidental reste stratégique pour l’ensemble des pays de la région, les premiers pas à l’étranger du premier citoyen congolais l’ont conduit d’abord chez le voisin angolais, avec lequel le pays partage la plus longue frontière. Il y a eu aussi d’autres actes forts, notamment l’adhésion à des espaces sous-régionaux africains et au marché unique continental. Par conséquent, l’Afrique reste un axe stratégique dans la vision du président Tshisekedi.   

Pourtant, au regard de l’analyse des résultats du rapport de la BAD, il y a encore du chemin à faire pour attirer plus de voyageurs dans le pays. La plus grande leçon du rapport de la BAD est l’obligation d’avoir un visa pour voyager dans un peu moins de la moitié du continent. A ce jour, l’on ne note pas encore une réelle tendance à l’assouplissement des procédures, se traduisant, par exemple, par l’introduction des visas à l’arrivée. 

Laurent Essolomwa

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