Pêche et aquaculture : une coopération entre les acteurs du secteur maritime

Lundi 1 Juillet 2019 - 16:10

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Tunis, la capitale de la Tunisie, a accueilli le deuxième forum du l’économie bleue en Afrique (Abef 2019) avec la participation de ministres, chefs d’entreprise, investisseurs internationaux, universitaires et organisations environnementales du monde entier.

Les secteurs de la pêche, de l’aquaculture, du transport maritime, des ports, de l’énergie et des finances ont convenu de la nécessité d’une action directe pour apporter des avantages environnementaux, économiques et sociaux à l’Afrique, et en particulier à ses pays côtiers, dont 90 % des échanges commerciaux se font par voie maritime.

La perspective d’une Économie bleue durable pour l’Afrique s’est considérablement renforcée à la suite du deuxième Abef 2019. Les intervenants ont souligné « l’urgente nécessité d’une meilleure coopération entre les différents acteurs maritimes, d’une meilleure gouvernance et une plus stricte application des lois ». Ils sont favorables à des stratégies régionales, nationales et locales en vue de mettre en place un plan sur le long terme, développer des partenariats à long terme, et d’y associer les nouvelles technologies et les mécanismes de financement innovants « pour façonner une Économie bleue durable pour le continent africain ».

La fondatrice de l’Abef et organisatrice du forum, Leila Ben Hassen, a appelé « à prendre les décisions qui s’imposent et amorcer les changements qui serviront ». Car l’Afrique doit disposer d’un plan durable pour l’Économie bleue qui aura un impact positif sur l’environnement, l’économie et la société, a-t-elle ajouté, convaincue qu’« un plan durable pour l’Économie bleue accélèrera la transformation du continent, créera des emplois, soutiendra les moyens de subsistance et d’autonomisation des communautés, tout en offrant des mesures concrètes de lutte contre le changement climatique ».

Les participants ont plaidé en faveur d’une collaboration entre les gouvernements et le secteur privé, des solutions de financement innovantes, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la croissance durable de l’industrie de la pêche, l’énergie marine, l’engagement des femmes dans les chaînes de valeur maritimes, et l’intégration des jeunes dans l’Économie bleue. Un protocole d’accord a été signé entre le Conseil mondial des océans, le Cluster maritime tunisien et Setap Tunisie en vue de la création d’une plate-forme permettant la mise en relation, le partage d’informations, de recherches scientifiques et de technologies entre les pays méditerranéens et les pays côtiers africains.

Par ailleurs, WIMAfrica (Association des femmes du secteur maritime en Afrique) a été lancée, en vue d’autonomiser les femmes et de renforcer les collaborations entre les femmes tunisiennes et africaines dans l’industrie maritime.

Noël Ndong

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