Promotion des peuples autochtones : le directeur interdépartemental dévoile ses missions

Mercredi 9 Octobre 2019 - 19:00

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Nommé en janvier 2019 à la tête de la direction interdépartementale de la promotion des peuples autochtones de Pointe-Noire et du Kouilou, le colonel Jérôme Magnokou vient de lancer une campagne médiatique de sensibilisation à la promotion des droits de ces peuples.

La direction interdépartementale de la promotion des peuples autochtones de Pointe-Noire et du Kouilou est créée dans les mêmes conditions que sa direction générale par décret n°2017/261 du 15 juillet 2017. Située à l’ex- Loukabou sur le boulevard Moe-Kat-Matou, en diagonale de la bourse de travail, dans l’arrondissement I Emery Patrice Lumumba, cette direction n’a reçu ses premiers fonctionnaires que cette année, avec à sa tête le colonel Jérôme Magnokou, ancien directeur départemental des Droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la même ville. 

Promouvoir et protéger les droits de l’homme en général et ceux des peuples autochtones vivant dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou en particulier sont, entre autres, ses missions.

« Notre mission est de garantir la pleine jouissance des droits des peuples autochtones en toute égalité des autres citoyens congolais et sans discrimination des libertés fondamentales, sans distinction aucune, de race, de langues, de sexes, de religion, d’opinion d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou toute autre situation, de développer des programmes éducatifs, alimentaires et sanitaires adaptés au mode de vie de ces peuples », a-t-il souligné aux Dépêches de Brazzaville.

La spécificité de cette direction, a-t-il ajouté, est de promouvoir les normes de vie, de dignité et de bien-être des peuples autochtones, favoriser l’accès aux financements, aux crédits à l’établissement des petites et moyennes entreprises, aider au renforcement de leur citoyenneté. Elle a également le devoir de faire respecter leur terre et de mettre en place les institutions autochtones en tenant compte de leur mode de vie.

« Nous ne pouvons rien faire sans leur consentement. Notre mission est de les accompagner dans les politiques de développement au plan politique, économique, social et culturel », a précisé le colonel Jérôme Magnokou. Organiser des campagnes de sensibilisation et de formation aux droits des peuples autochtones; informer le public autochtone des procédures juridiques, judiciaires et administratives; diffuser le dispositif législatif relatif aux droits des peuples autochtones; préparer et suivre les projets de coopération avec les Etats, les organisations internationales et intergouvernementales sont également, a poursuivi le directeur départemental, leurs tâches.

Dans le Kouilou, la présence des peuples autochtones est très significative dans les districts de Madingo- Kayes et de Kakamoeka, où ils trouvent leur bon vivre en milieu forestier. A Pointe-Noire, à peine une cinquantaine s’est faite identifiée auprès des services interdépartementaux. Toutefois, la problématique de la sécurité humaine reste constante.

Jérôme Magnokou a également informé de l’existence de six textes d’application qui découlent de la loi n°5-2011 du 25 février 2011, parmi lesquels, le décret n°2019-199 du 19 juillet 2019 portant mesures spéciales d’octroi des pièces de l’état civil à la population autochtone. Et l’article n° 3 du même décret indique que la délivrance de ces pièces est gratuite. 

Notons que la direction interdépartementale des droits de peuples autochtones est composée de quatre services et onze bureaux. 

Charlem Léa Itoua

Légendes et crédits photo : 

Le colonel Jérôme Magnokou / Adiac

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