Protection de la couche d’ozone : les Congolais invités à utiliser les réfrigérants dits naturels

Mardi 18 Septembre 2018 - 19:27

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L'appel a été lancé par la ministre du Tourisme et de l’environnement, à travers le message du gouvernement à l'occasion de la célébration de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, le 16 septembre.

La communauté internationale célèbre la journée internationale de la protection de la couche d'ozone pour commémorer la signature, en 1987, du Protocole de Montréal relatif aux substances conduisant à la réduction de cette couche. Pour cette année, le thème choisi est « Gardons la tête froide et poursuivons nos efforts ».

Cette journée représente une opportunité pour les Nations unies de sensibiliser les Etats et tous les habitants de la terre au problème de la protection de la couche d’ozone. Elle marque la volonté commune et solidaire d’éradiquer tous les facteurs qui endommagent ou sont susceptibles d’endommager cette couche, chère à l’existence de la planète.

Le thème de la journée doit être perçu comme un cri de ralliement exhortant tous les Etats parties au Protocole de Montréal à poursuivre leurs efforts menés jusque-là pour la protection de cette couche d’ozone. Ces efforts ont d’ores et déjà permis d’éliminer et de bannir la consommation de la totalité des gaz réfrigérants connus sous le nom de chlorofluorocarbures ou CFC, très nocifs pour la couche d’ozone. Ils ont également contribué de manière significative à l’atténuation du réchauffement climatique, en évitant une quantité estimée à plus de cent trente-cinq milliards de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone entre 1990 et 2010, a indiqué la ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Œuvrer pour la durabilité de la planète terre

S’agissant de la République du Congo, depuis le 16 novembre 1994, elle a ratifié la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone en même temps que le Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent cette couche et l’amendement de Londres y afférent. Les autres amendements subséquents adoptés à Montréal, Copenhague et Beijing ont été ratifiés en 2001. La ratification de tous ces instruments juridiques a permis au Congo de s’arrimer à la dynamique internationale en faveur de la protection de la couche d’ozone.

De plus, depuis 2013, le Congo, à l’instar des autres Etats Parties au Protocole de Montréal, met en œuvre son Plan de gestion d’élimination des hydrochlofluorocarbures. A travers ce plan, il a pris l’engagement d’éliminer, à l’échéance 2030, la dernière génération des gaz réfrigérants qui détruisent la couche d’ozone. L’objectif final est d’éliminer 100% des substances qui appauvrissent la couche d’ozone sur le territoire national.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan, plusieurs activités ont déjà été réalisées, entre autres,  la mise en place d’une règlementation nationale en matière de contrôle des importations, exportations et réexportations des gaz réfrigérants et équipements qui les contiennent ; la formation des agents de douanes et des autres administrations publiques concernées dans l’identification des hydrochlofluoro-carbures ; la formation des techniciens frigoristes dans l’identification, la récupération et la conversion des hydrochlofluorocarbures ; la dotation des services de douanes et des techniciens frigoristes en matériels servant à l’identification, la récupération et la conversion des hydrochlofluorocarbures.

A l’occasion de cette édition 2018 , le gouvernement et la nation tout entière s’associent à la communauté internationale en réitérant leur engagement et leur solidarité à protéger la couche d’ozone, a insisté la ministre du Tourisme et de l’environnement, avant d’exhorter tout le peuple congolais à utiliser les réfrigérants hydrocarbures et les réfrigérants « dits naturels », compatibles avec l’environnement, en vue de protéger l’humanité des conséquences néfastes de la dégradation de la couche d’ozone et du réchauffement climatique. « Ensemble, œuvrons pour la durabilité de notre planète », a conclu la ministre.

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

Photo : La ministre du Tourisme et de l'environnement lisant le message du gouvernement

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