Recettes publiques : l’Arpce met en place des dispositifs innovants de sécurité

Samedi 18 Mai 2019 - 16:04

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D’ici peu, les factures de l’électricité, de l’eau, de l’internet, des réabonnements Canalsat et téléphoniques seront payées par télé règlement, un système électronique qui sera mis en place.

Le projet dont la responsabilité a été confiée à l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arpce) permettra à l’Etat d’avoir un meilleur suivi de ses recettes, grâce au prélèvement automatique de la taxe sur la valeur ajoutée. L’annonce a été faite lors d’un déjeuner de presse organisé le 17 mai à Brazzaville par l’Arpce, à l’occasion de la Journée internationale des télécommunications.

Un moment d’échange pendant lequel le régulateur a informé la presse nationale ainsi que les associations des droits des consommateurs notamment des chantiers en cours de réalisation.

« L’objectif de cette rencontre est de vous parler de nos actions pour que vous ayez la bonne information.  Nous avons une mission complexe qui consiste à protéger les intérêts de l’Etat, des opérateurs ainsi que des consommateurs », a déclaré le directeur général de l’Arpce, Yves castanou.

Outre le mandat de certifier les paiements en ligne, l’Arpce va s’associer à bien d’autres projets de l’Etat en sa qualité de structure technique en matière de communication électronique.

Ainsi, en ce qui concerne le transfert d’argent, l’Agence de régulation mettra en place le Hud digital, une plate-forme de communication qui permettra de surveiller, en temps réel, tous les transferts d’argent en interne et externe, pour une meilleure gestion et une traçabilité des recettes. Ce projet en cours d’implantation au niveau de l’Arpce se réalisera en collaboration avec l’Agence de régulation des transferts de fonds.

Par ailleurs, afin d’aider la direction générale des Impôts à suivre toutes les recettes issues du secteur des télécoms, un système de surveillance de tous les revenus sera également mis en place.

« Ces différents projets ont pour vocation d’aider le pays à devenir plus moderne et organisé, comme sous d’autres cieux », a précisé le directeur général de l’Arpce.

Un projet d’automatisation du processus de gestion des fréquences est aussi en cours de réalisation. Il s’agit, au fait, de mettre en place un mécanisme administratif pour pouvoir planifier le spectre de fréquences, le coordonner, le contrôler afin qu’il soit à l’abri des interférences. Notons que les fréquences sont des ressources fondamentales en matière de communication électronique.

Depuis 2010, beaucoup d’efforts sont consentis dans le domaine de l’internet où les tarifs du data ont considérablement baissé. En effet, les derniers relevés de l’Alliance for affordable internet, publiés récemment, permettent de classer les pays africains où le prix du gigabit en haut débit mobile serait le mieux abordable. Sur une cinquantaine de pays, le Congo se place quinzième, une position moins alarmante qu’on le présume, à en croire le rapport.

« Il y a beaucoup d’actions à mener. Nous allons travailler pour que notre pays soit avancé dans le domaine du numérique », a conclu Yves Castanou.

Lopelle Mboussa Gassia

Légendes et crédits photo : 

- Une vue des journalistes lors du déjeuner de presse

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