Refonte de la Céni : majorité et opposition toujours en désaccord

Jeudi 29 Décembre 2016 - 20:02

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Il s’agit d’une des grandes exigences d’une frange de la société civile et du Rassemblement qui n’a jamais caché sa position sur la composition actuelle de la centrale électorale pourtant soutenue par la majorité.

L’un des points de désaccord entre les délégués aux pourparlers du Centre interdiocésain réside sur la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L’opposition en fait son cheval de bataille et jusqu’aux minutes, elle a persisté dans obstination de voir la Centrale électorale  être restructurée avec des nouveaux animateurs. La question est très sensible. Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement ont réussi à embarquer dans leur approche une frange de la société qui ne jure plus que par la refonte de la Céni qui, dans sa configuration actuelle, ne semble pas rassurer.

À en croire des sources proches de la Cénco, les délégués du Rassemblement ont fait savoir à leurs contradicteurs que dans sa composition actuelle, la Céni apparaît comme une caisse de résonnance de la majorité au pouvoir dont elle relaye les thèses sans discernement. L’influence de la coalition au pouvoir sur les activités de la Céni serait, du point de vue du Rassemblement, manifeste. La plate-forme de l’opposition en veut pour preuve la non-publication du calendrier électoral le 6 décembre par la Céni du fait d’injonction de la majorité alors que les dispositions avaient été déjà prises du côté de la centrale électorale.

Face aux raisons d’impartialité de la Céni ainsi avancées, le Rassemblement et une frange de la société civile estiment que la centrale électorale doit être refaite pour être constituée des personnes intègres non manipulables et capables d’organiser des élections crédibles et réellement démocratiques. Un avis qui ne requiert cependant pas l’adhésion des membres de la majorité présidentielle. Ces derniers craignent, en effet, que cette idée n’entraîne des « conséquences malheureuses », notamment la non-tenue des élections dans le délai consensuel et la perte de temps.

 Pour eux, une telle approche aurait comme conséquence l’éloignement des dates des scrutins et surtout de nuire à l’indépendance de la Céni. La proposition serait, d’après la majorité, difficile d’application en cette période de constitution du fichier électoral, surtout que la Céni vient de lancer l’opération d’identification et d’enrôlement dans deux aires opérationnelles I et II qui comprennent douze provinces. Des inquiétudes vite balayées par le Rassemblement qui a rassuré que l’administration va poursuivre le travail pendant que les nouveaux responsables vont être choisis et nommés à la tête de la Céni.  À tout prendre, cette question de la refonte de la Céni était encore au cœur de la controverse jeudi soir et rien ne semblait mettre d’accord les deux parties qui continuaient à camper sur leurs positions.

 

 

Alain Diasso

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