Ressources hydriques : un schéma directeur en cours de validation

Mercredi 12 Juin 2019 - 19:13

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Pour une meilleure gestion des ressources en eau dans les départements du Pool, du Niari, du Kouilou, des Plateaux, de la Bouenza et de la Cuvette, un document sur leur valorisation intégrée pour l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture au Congo a été réalisé.

La restitution et la validation du schéma directeur a fait l’objet d’un atelier organisé, du 12 au 13 juin à Brazzaville, par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), partenaire technique et financier dans la réalisation de cette étude.

En effet, soixante-seize bassins hydrauliques ont été identifiés, soit 14,1%  au niveau des Plateaux, 11,5%  dans la Cuvette, 14, 2% dans le Kouilou, 19, 2% dans la Bouenza, 20,5%  au niveau du Niari et pour le Pool, 20,5%. Ce rapport est composé de quarante-deux projets intégrés et neuf transversaux assortis de notes conceptuelles, rédigées de manière très détaillée dont la mise en œuvre nécessite une enveloppe de plus de trois mille milliards francs CFA. En outre, cette étude souligne notamment l'absence de professionnalisme et la non-maîtrise de l’eau par les producteurs, le faible accès aux intrants, l'insuffisance de moyens, les contraintes foncières, l’enclavement des bassins et des sites de production, l’impact des changements climatiques.

« Le potentiel des ressources en eau doit devenir le moteur du développement global de l’agriculture étant entendu que ces ressources peuvent contribuer pour près de 70%, dans l’augmentation de la production agricole. Pour l’heure, certains usages de ces ressources ne sont pas considérés, tandis que d’autres sont mal valorisés », a déclaré le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo.

Dans son état actuel d’agriculture pluviale, le secteur est fortement exposé aux enjeux du changement climatique, a-t-il indiqué. C’est pourquoi, en vue de la transformation agricole, la mécanisation agricole, la distribution des semences améliorées, la lutte contre les maladies des cultures, l’électrification des bassins de production, la transformation et la commercialisation des produits, le gouvernement compte sur l’appui technique et financier de ses partenaires.

Pour la représentante de la FAO au Congo, Suze Percy Fillipini, ce rapport ouvre une porte sur un vaste chantier qui appelle le ministère de tutelle et son institution à poursuivre des efforts de collaboration à travers des actions telles la validation du rapport portant schéma directeur par le gouvernement ; l'organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds autour du portefeuille des cinquante et une notes conceptuelles de projet  et enfin la formulation des projets pour amorcer la mise en œuvre de ce schéma.

Rappelons que dans le Plan national de développement(2018-2022), le gouvernement a décidé de faire du secteur agricole le principal pilier de la croissance et de la diversification de l’économie nationale, à partir des terres cultivables dont dispose le pays (dix millions d’hectares), d’un immense réseau hydrographique, d’une importante pluviométrie, de riches pâturages qui méritent une valorisation intégrée.

 

Lopelle Mboussa Gassia

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