Restructuration des quartiers précaires : le taux de décaissement du projet estimé à 14%

Jeudi 20 Février 2020 - 18:13

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La Banque mondiale a jugé moyennement satisfaisante, l’atteinte des objectifs du projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires (Durquap), dont le taux de décaissement est évalué à 14% soit 11, 34 millions de dollars.

Lancé en 2017, dans le but d’améliorer l’accès aux infrastructures de base pour les populations vivant dans les quartiers précaires de Brazzaville et Pointe-Noire, ce projet a déjà réalisé cinq études techniques sur les travaux de construction des voiries urbaines par pavage à Brazzaville et Pointe-Noire, de réhabilitation des réseaux d’eau et d’électricité dans les deux villes.

Quatre rapports diagnostics territoriaux des quartiers cibles ont été élaborés, quatre millions francs CFA mobilisés comme fonds d’appui aux activités génératrices de revenus. On relève également 160 sessions de formation en ingénierie sociale et management territorial (160 bénéficiaires formés à Brazzaville et Pointe-Noire.)

Ces résultats ont été présentés par le coordonnateur du projet, Batouguidio, lors de la revue des performances des projets du Congo, financés par la Banque mondiale à l’occasion de la 3e édition de la semaine de partage de connaissances.

Concernant le projet eau, électricité et développement urbain (PEEDU), lancé en 2010, le taux de décaissement est de 93%. Les fonds disponibles à décaisser d’ici la clôture en décembre prochain sont estimés à plus de huit milliards francs CFA.

S’agissant du projet forêt et diversification économique entré en vigueur en 2013, le taux de décaissement des fonds est de 73%. Par ailleurs, le projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale, ainsi que celui de la promotion des moyens de subsistance durable dans le département du Pool, lancés respectivement en 2017 et 2018, les taux de décaissement sont estimés à 22% et 11%.

Le directeur pays des opérations de la Banque mondiale pour les deux Congo, Jean Christophe Carret a souligné que « la région Afrique a un objectif général de taux de décaissement annuel de 20%.  Le Congo a été en dessous du seuil de façon ininterrompue depuis 2015. Cependant, une remontée importante est prévue cette année fiscale (juillet 2019 à juin 2020) »

« Cette année semble être partie sur une tendance différente. Car, à mi-parcours de l’année, vous avez déjà atteint les performances des quatre dernières années. Nous espérons mieux d’ici à la fin de 2020 », a-t-il ajouté.

Présidant les travaux, la ministre du Plan et de la statistique, Olga Gislaine Ingrid Eboucka-Babakas a rappelé que l’appui budgétaire de la Banque mondiale était toujours compris par le Congo comme un élément indispensable à l’équilibre financier de son programme économique et financier, soutenu par la facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international.

Lopelle Mboussa Gassia et Gloria Imelda Lossele

Légendes et crédits photo : 

Une vue des participants à la semaine de partage de la Banque mondiale

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