Santé : les pays de la Sago plaident pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile

Mercredi 26 Novembre 2014 - 15:45

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La Société africaine de Gynécologie et obstétrique (Sago) organise du 25 au 27 novembre à Brazzaville son 13e congrès sur le thème, « l’amélioration de la santé de la femme, de la mère et du nouveau-né dans les pays de la Sago : rôle des sociétés professionnelles ».

Au cours de cette rencontre, il est question d’analyser les progrès enregistrés dans le cadre de l’amélioration de la santé de la mère et du nouveau-né, et de formuler des recommandations pertinentes pour la prise de décision des gouvernements.

De nombreux représentants des 17 pays francophones d’Afrique, membres de la Sago, participent à cette rencontre dont l’ouverture des travaux s’est déroulée en présence de l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso, marraine de ces assises scientifiques que la Guinée Conakry aurait dû abriter.

En effet, la triste réalité de l’épidémie de fièvre Ebola qui frappe actuellement certains pays africains a contraint les organisateurs à délocaliser la réunion au Congo, pays qui devrait abriter le prochain congrès en 2016.

Lors de la cérémonie d’ouverture du congrès, le président de la Société africaine de gynécologie obstétrique, le professeur René Xavier Pora (Bénin), a appelé les congressistes à prendre l’engagement solennel de la mission qu’ils ont choisi et pour laquelle ils ont été formés. « Nous devons travailler ensemble. Les enjeux sont trop grands pour nous laisser aveugler par des questions d’égos. Trop de femmes et de nouveaux- nés meurent, et nous sommes redevables. Chaque décès de plus est un décès de trop », a-t-il lancé.

Plus de solidarité pour aller de l’avant!

C’est le souhait du président du congrès de la Société africaine de gynécologie et d’obstétrique, le professeur Keita Namory. Il a plaidé pour plus de solidarité entre tous les pays et pour que de nouvelles techniques de prévention et de nouveaux traitements soient étendus aux peuples démunis d’Afrique. Il a aussi souhaité que les scientifiques de la Sago soient mis au service des femmes quelles que soit leurs conditions. « Nous devons être solidaires des femmes les plus pauvres de notre continent. Celles-là qui payent le plus lourd tribu à toutes les catastrophes. Cet esprit engage tous les membres de la société à encourager la recherche, à favoriser le partage de savoir dans les domaines concernés et à promouvoir un accès équitable aux produits de la recherche », a indiqué le professeur Keita Namory.

Dans son message rendu par la représentante de l’OMS au Congo, Fatoumata Mbita Diallo, le directeur de l’OMS pour l’Afrique a tout d’abord relevé l’importance que revêt la rencontre à quelques mois de l’échéance des Objectifs du millénaire pour le développement.

En amont, il a cité toutes les initiatives qui ont été lancées dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, entre autres: en 2009 de la Campagne pour accélérer la réduction maternelle en Afrique (CARMA), en 2010 par le secrétaire générale de l’ONU de la stratégie mondiale de la santé de la femme et l’élaboration des feuilles de route pour la redevabilité de la santé de la mère et de l’enfant.

Prenant la parole à son tour, le ministre de la Santé et de la population François Ibovi, a félicité les participants d’avoir placé l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant au centre de leurs préoccupations. Il a souhaité qu’ils parviennent à des propositions de solutions adéquates.

La sago regroupe 17 pays francophones d’Afrique (Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, RCA, RDC, Sénégal, Togo, et Tunisie).

Crée en 1988, la Sago s’est fixée pour objectif d’œuvrer à l’amélioration de la santé de la femme, de la mère et du nouveau-né, au bien-être de la famille. Ses membres se réunissent tous les deux ans dans l’un des pays membres pour faire le point et élaborer des recommandations pour les programmes avenir.

 

 

 

Yvette Reine Nzaba et Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

-La tribune d'honneur -Une vue des participants