Santé publique : vers l’installation des ordonnanciers dans les pharmacies

Mercredi 22 Juillet 2020 - 18:00

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Le directeur de la pharmacie et du médicament, le Dr Boniface Okouya, a annoncé le 22 juillet l’instauration d’un registre dans lequel les pharmaciens inscriront les produits délivrés qui ne sont pas en vente libre ainsi que leurs prescripteurs dans les prochains jours.         

La disposition sera mise en place pour une traçabilité et un meilleur suivi de la dispensation des produits destinés à soulager les douleurs et autres problèmes psychologiques, a-t-il expliqué dans sa communication donnée lors de sa conférence animée au Centre d’information des Nations unies.

Les produits concernés sont notamment ceux qui agissent sur l’état du système nerveux et y induisent des modifications de la perception, des sensations de la conscience et bien d’autres fonctions psychologiques et comportementales.

Parmi ces médicaments, figurent également les stupéfiants qui sont un groupe de substances connues pour inhiber le centre nerveux et pour induire une sédation de la douleur. Le Tramadol destiné à soulager les douleurs fait également partie des produits utilisés comme drogues. 

Boniface Okouya a, par ailleurs, rappelé que la note circulaire du ministère en charge de la Santé mentionne que les officines pharmaceutiques ne peuvent dispenser ces substances que sur présentation d’une ordonnance médicale signée par un médecin. « La direction de la pharmacie et du médicament, qui est l’autorité nationale de règlementation pharmaceutique, a depuis quelques temps instruit aux grossistes répartiteurs de ne servir les psychotropes, les stupéfiants et le Tramadol qu’aux officines pharmaceutiques ayant des bons d’approvisionnement dûment signés par le service de réglementation pharmaceutique, la direction de la pharmacie et du médicament », a-t-il déclaré.  

La conférence de presse avait pour objectif de rappeler à la population congolaise le danger de l’utilisation des médicaments falsifiés, l’automédication face à la pandémie du coronavirus qui sévit dans le monde ainsi que sur la prescription des médicaments. 

L’Organisation mondiale de la santé et l’autorité nationale de règlementation pharmaceutique, précise l’orateur, avaient mené des enquêtes sur la chloroquine falsifiée qui circule au Congo.

A cet effet, poursuit-il, le ministère mènera une lutte contre les faux médicaments pour arrêter les dérives. Toutefois, Boniface Okouya a déploré l’absence ou des difficultés d’application de la pénalisation du trafic des médicaments falsifiés dans les Etats africains en général et au Congo en particulier.

Notons que l’utilisation des faux médicaments par la population a été l’un des combats majeurs des pharmaciens au Congo. Plusieurs opérations ont été menées contre la vente illicite des faux médicaments dont 103 tonnes de médicaments ont été saisies et détruites.  

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

Boniface Okouya lors de la conférence de presse (Adiac)

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