Sécurité civile : les sapeurs-pompiers à l’épreuve des fausses alertes

Mardi 12 Mars 2019 - 13:00

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Il y a des citoyens, mal intentionnés, qui donnent de fausses informations pour alerter la direction générale de la sécurité civile en vue d'un déploiement d'une équipe de secours. Des agissements qui font perdre le temps aux soldats du feu pour sauver les personnes réellement en danger.

 

En la matière, une fausse alerte est une fraude d’urgence causant le déploiement des sapeurs-pompiers dans un endroit qui, au fond, ne nécessite aucune intervention parce que ne présentant aucun danger de quelque nature que ce soit. A cause de la mauvaise foi de certains citoyens, il arrive qu’à la direction générale de la sécurité civile, la sonnerie du numéro vert 118, d’appel d’urgence, retentisse inutilement. L’année dernière, en effet, la structure a enregistré cinquante-quatre cas de fausses alertes.

« Certaines personnes, se disant en danger, appellent pour que nous puissions déployer les secours. Une fois arrivé à l’endroit indiqué, l’on réalise qu’il n'y a rien du tout, aucune situation de nature à susciter l’intervention des sapeurs-pompiers », a indiqué le directeur des études et de l’organisation des secours, le colonel Jean- Pierre Mobieke.

A dire vrai, les fausses alertes n’arrangent pas les équipes de secours. Il peut arriver que les secouristes fassent un accident en se déployant en urgence. Ainsi, il y a usure du matériel, épuisement du personnel et gaspillage du carburant, fait constater le colonel Jean-Pierre Mobieke.

Plus grave, ce triste phénomène rend difficile le sauvetage des victimes en situation réelle de danger. Lorsqu’une équipe de secours est inutilement déployée suite à une fausse information, il peut arriver qu’au même moment un ou des citoyens soient dans une situation périlleuse alors que les moyens matériels et humains sont dispersés.

« Heureusement que par notre politique de proximité, les secours sont postés sur des sites érigés à différents endroits de la capitale », a poursuivi le directeur des études et de l’organisation des secours.

Aussi, la répétition des fausses alertes, dans certains cas et endroits, peut pousser les secouristes à ignorer les vrais signaux, se disant que ceux-ci sont faux comme d’habitude, alors qu’il peut y avoir réellement péril en la demeure. Même si le sacerdoce des sapeurs-pompiers est tel qu’ils doivent toujours intervenir dès qu’ils ont une alerte.

Au niveau de la direction générale de la sécurité civile, des réflexions sont menées pour mettre un mécanisme permettant de mieux encadrer ce phénomène de fausses alertes.

Le colonel Jean-Pierre Mobieke appelle les citoyens à plus de responsabilité. « Nous sommes un service public prêt à intervenir à n’importe quel moment mais il faut que ce soit dans les situations réelles de danger », a-t-il dit.

 

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

Des véhicules de secours en attente des alertes

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