Souvenir : des soirées musicales rétro chez Biso na Biso

Jeudi 14 Février 2019 - 20:39

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Véritable mémoire musicale du Congo et d’Afrique, l’association Biso na Biso se lance pour défi de proposer régulièrement des soirées musicales vintages en partenariat avec l’Institut français du Congo (IFC).

A la cafète de l’IFC, un mercredi par mois, l’association Biso na Biso puise dans la musique des années 1970, 1980 et 1990 pour accrocher les fans de ces époques. Sur place, les amoureux du rétro voyagent sur des mix DJ réalisés avec des vinyles de l’incroyable collection de l’association.

Il y a plusieurs semaines, le célèbre DJ Ez Mez ouvrait le bal de ces rendez-vous aux côtés de l’ex-Dj Maaph, devenu opérateur culturel et initiateur, avec l’association Biso na Biso, de ces soirées rétro. On se souvient de la folle ambiance et des pas de danse éclectiques des fans venus de partout et de plusieurs pays.

Pour le deuxième rendez-vous prévu le 27 février en début de soirée, l’association Biso na Biso annonce une sélection de tubes à succès. Du jazz, soul, makossa, zouk, rap, en passant par le ndombolo, aucune musique ne sera oubliée. Aux manettes, deux DJ dont la renommée dépasse les frontières.

 Biso na Biso est la seule institution qui détient le plus grand patrimoine d’archives musicales et audio en République du Congo et certainement en Afrique centrale, à en croire des témoignages d’experts locaux et internationaux.

En vue d’améliorer sa visibilité, l’association organise des expositions avec l’aide des partenaires tels que l’Unesco, l’IFC, l’ambassade des États-Unis et le mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. En 2009, le maire de Brazzaville avait fait un don d’ordinateurs à l’association en vue de numériser les disques et permettre une meilleure conservation de ce patrimoine.

Ne bénéficiant d’aucune subvention et sans un siège aux normes requises, Biso na Biso n’arrive pas à déployer son potentiel artistique. Ses responsables estiment qu’une trop faible importance est accordée à ce patrimoine alors qu’il représente plus de trois cent mille disques vinyles de tous les temps.

Quentin Loubou

Légendes et crédits photo : 

Une exposition de disques vinyles de l'association Biso na Biso à l'IFC de Brazzaville

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