Spectacle : les publics brazzavillois et pontènegrin à la découverte de « Bye Bye la bête »

Lundi 20 Janvier 2020 - 17:30

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La pièce « Bye Bye la bête », une production de la Compagnie théâtre des Sans voix, de l’artiste comédien Gilfery Ngamboulou, sera jouée à Brazzaville, le 24 janvier, à l’Institut français du Congo, et à Pointe –noire, les 25 et 26 du même mois à l’Institut français de Pointe-Noire et à l’espace culturel Yaro.

 C’est pour la première fois que cette pièce sera mise en scène. Elle a été montée avec les comédiens professionnels de Pointe-Noire. « Nous avons eu la résidence de création en septembre et novembre. Nous sommes les passionnés du théâtre avec ou sans argent ; nous le faisons parce que le théâtre nous a choisis, nous sommes obligés de défendre ce métier. Certes il y a des difficultés, on résiste. », a fait savoir Gilfery Ngamboulou, artiste comédien  et metteur en scène congolais, directeur de la Compagnie théâtre des Sans voix.

« Bye Bye la bête » a connu plusieurs lectures, la première a été faite à Brazzaville en avril 2017 dans le cadre du cercle des auteurs dramatiques, mise en espace par Stan Matingou. Cette pièce a été aussi lue au Niger à Niamey au festival Emergence et racine, en mai de la même année et en 2019 à Rennes en présence de l’artiste comédien, lue par un auteur français Thierry Bechier et sa compagnie.

Cette pièce de théâtre, animée par trois personnages dont deux hommes et une femme, présente l’histoire de deux malfrats condamnés à trente ans d’emprisonnement. Mais ils réussissent à s’évader de la plus grande prison du pays, et décident de faire la peau au magistrat qui les avaient condamnés. Ils rentrent dans la maison du juge, celui-ci n’y était pas, ils trouvent la femme et les enfants de ce dernier, les violent et les tuent.

Après avoir commis ce meurtre, ces malfrats quittent la ville pour se rendre à l'étranger. Sur la route de cette fuite éperdue, ils croisent une femme monologuant en plein cimetière. Réussiront–ils à atteindre la frontière ?  Mystère.

Cette pièce est de la pure fiction, explique le metteur en scène Gilfery Ngamboulou, elle traite un sujet d'actualité. C’est une pièce écrite en 2016 entre trois pays. « J’ai commencé à écrire cette pièce dans une résidence d’écriture au Togo, je l’ai continuée à Cotonou et terminée à Brazzaville.   Bye Bye la bête a connu une grande première en décembre 2019 lors de la seizième édition du festival Mantsina sur scène », a-t-il dit.

Les artistes comédiens sont de moins en moins sur scène par manque des structures adéquates, en dehors de l’Institut français du Congo qui les accompagne, ils sont abandonnés à leur triste sort. Sans l’IFC, déplore Gilfery Ngamboulou, l’activité théâtrale n’existerait pas. « Nous n’avions pas l’appui des pouvoirs publics, des mécènes, sponsors . Nous sommes abandonnés à nous-mêmes, les artistes font des efforts pour faire exister l’art dans ce pays.  Il nous manque des espaces pour explorer nos talents, nous ne pouvons pas faire une tournée nationale. L’activité théâtrale est concentrée exclusivement dans les deux grandes villes du pays, Brazzaville et Pointe-Noire. Un peu à Dolisie avec l’espace Tiné qui est en train de construire une salle de spectacle.  L’Etat doit nous accompagner en érigeant des salles, comme il a construit des stades dans les différents départements du pays. », s’est indigné l’artiste, tout en invitant le public brazzavillois et ponténegrin à venir massivement suivre cette représentation théâtrale.

Signalons que cette pièce « Bye Bye la bête » est en cours de publication à la Doxal édition en France.  L’entrée est payante à l’IFC de Brazzaville.

 

 

 

 

 

 

Rosalie Bindika

Légendes et crédits photo : 

Photo : l’affiche du spectacle Bye Bye la bête

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